Publié le 25 juillet 2012 @ 23:39 par Genevieve dans Je me fais des nœuds au cerveau, Psycho - 3 commentaires »

Un peu de théorie

Les premières personnes auxquelles nous nous identifions sont bien sur nos parents. Telle petite fille de 4 ou 5 ans suit son père partout, le colle, saute de joie quand il entre à la maison… (souvenez-vous : «mon papa, ce héros» !! ). Ou bien ce petit garçon dit à sa maman : «plus tard je me marierai avec toi» Sa mère idéalisée est l’objet de ses rêveries de petit enfant.

Tout cela se termine rapidement, (vient la nostalgie des parents pour ces âges bénis..) pour laisser place à de nombreuses autres identifications.

Prennent place alors les héros des histoires ou des contes, les personnages des dessins animés ou des séries télé, les personnes dotées de pouvoir hors norme des grandes sagas littéraires, aux aventures extraordinaires.

L’inventivité des créateurs est en résonance avec la capacité imaginative des enfants, puis des adolescents. Chaque enfant se projette dans la vie d’un héros ou d’une héroïne.

Toute une génération s’est ainsi incarnée dans un personnage à la fois proche de la réalité, par ses sentiments et ses vécus, et également complètement immergé dans un monde fantasmatique, celui de la magie, de la sorcellerie. (tout le monde l’a reconnu ?)

La faculté à se transporter dans un monde irréel, à vivre ses rêves, est très développée chez les enfants, et les adolescents.

Le héros est celui auquel on s’identifie, que l’on investit comme un ami idéal, un double auquel on voudrait ressembler. Il a les qualités qu’on aimerait avoir. Il a sa dose de souffrance, lui aussi, comme nous. Il apprend à combattre ce qui le fait souffrir (souvent représenté par des forces maléfiques extérieures) et en cela, il parcourt un chemin initiatique. Il devient le modèle, pour un temps, qui donne confiance, représente une aide en tant que force d’identification. Il est même parfois un confident virtuel.

Cette puissance de l’imaginaire accompagne chaque enfant dans ses moments de joie, de solitude, et l’aide à se projeter dans l’avenir,  ou à s’extraire en pensée, de situations trop compliquées pour lui. Les héros ou héroïnes sont à l’intersection de l’imaginaire et du réel, investis affectivement par l’enfant. Ils jouent aussi un grand rôle dans l’édification de la personnalité et constituent des soutiens, des supports dans les moments difficiles.

Des valeurs morales sont ainsi puisées là et restent importantes pour le futur adulte.

Témoignage

Mathieu (32 ans) se souvient qu’enfant, il s’est inventé tout un monde autour du personnage de Zorro. Il s’identifiait au justicier qui utilisait non la force, mais la ruse, pour rétablir le droit des personnes bafouées, injustement traitées. Dans ses jeux, il libérait ses copains emprisonnés, leur rendait à la fois la liberté et l’honneur… il se sentait valorisé dans ces jeux.

Rendre la loi plus juste, tel était son idéal.

Mathieu estime qu’il lui reste aujourd’hui le sens de la justice, la compassion pour les plus démunis, comme les sdf dans la rue… et il pense que son goût pour l’enseignement lui vient peut-être aussi des valeurs morales prônées par son héros d’enfance.

C’est à vous maintenant

Quel est le personnage de votre enfance dans lequel vous vous êtes le plus incarné ?

Décrivez le en quelques lignes.

Retrouvez ce qu’il représentait pour vous…

Que vous reste-t-il aujourd’hui de ses qualités ?

Pensez-vous que certains de vos choix furent orientés par cette identification ?

(Dessin: TeeNa)

Commentaires

  1. Moi le héros de mon enfance c’était un tribun politique.

  2. Qui était ce tribun?
    Quelles étaient les qualités principales qui vous attiraient chez lui?

  3. Lila a écrit 30 août 2012

    J’adore le dessin !! C’est pétillant et coloré.

    Qui est cette TeeNa ?! a-t-elle fait d’autres illustrations ? si oui, où peut-on les trouver ? Merci d’avance =)

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