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Femme au foyer – Jill Alexander Essbaum

Photo du profil de Marie-Aube écrit par le 17/03/2017 et modifié le 10/03/2017 - Livres - 0 commentaire

 

Anna est américaine, elle a 37 ans, 3 enfants et la petite famille a suivi le mari, Bruno, banquier, dans une chic ville de la banlieue de Zurich en Suisse. Mais Anna s’ennuie, se cherche, et croit parfois se trouver en multipliant les relations sexuelles avec d’autres hommes.

Femme au foyer
Jill Alexander Essbaum
Éditions Le Livre de Poche
Paru le 11 janvier 2017
384 pages
7,60€

 
Jill Alexander Essbaum : poétesse américaine, elle a reçu plusieurs prix. Professeur de creative writing à l’Université de Californie. Femme au foyer est son 1er roman.

 
Je m’attendais soit à un roman sulfureux, sexy, rythmé que j’allais adorer, soit à une description ennuyeuse des aventures sexuelles sordides d’une ennuyeuse trentenaire mariée que j’allais détester. J’ai malheureusement lu la description ennuyeuse des aventures sexuelles sordides d’une ennuyeuse trentenaire mariée. Et le roman d’être de plus en plus sordide et ennuyeux au fil des pages.

Le style ajoute de l’ennui. Le nom de l’héroïne, Anna, est répété 1 000 fois peut-être dans le roman. « Anna fait ceci. » « Anna dit cela. » Cette répétition est usante pour le lecteur. Le récit nous embrouille dans la chronologie, c’est assez insupportable à lire (et à suivre). On a l’impression de lire des morceaux décousus de la pauvre vie d’une pauvre femme dépressive.

Le personnage principal est vide, ennuyeux, pathétique, dénué de personnalité. Impossible de s’y attacher. Anna n’affronte aucune des épreuves ou difficultés qu’elle rencontre, elle se tait, fuit, et ne se sent vivante qu’en cumulant les (sordides) histoires de sexe. Qu’elle n’assume même pas.

L’histoire en général est ennuyeuse, les histoires de sexe sont glauques, donc pas du tout sexy. Et l’histoire, et le personnage, s’enfoncent dans la noirceur. Même les visites chez le psy sont ennuyeuses, stéréotypées et inutiles. Anna vit des histoires de fesses de plus en plus glauques avec ses nouveaux amants, tombe enceinte de l’un d’eux et fait passer l’enfant pour celui de son mari, l’un de ses enfants décède, son mari finit par lui faire avouer son adultère, la quitte, et Anna se suicide. Tout ça pour ça.

On a en fermant le livre l’impression d’avoir parcouru un récit moralisateur d’un autre temps. On est au XXIème siècle, flûte ! OK, tromper et trahir, ce n’est pas une bonne chose. Mais que la seule conclusion admissible soit le suicide, non, tout de même ! J’ai lu des comparaisons entre Femme au foyer de Jill Alexander Essbaum et Madame Bovary de Gustave Flaubert, mais sans la talent alors.

Bref, un roman que j’ai vraiment détesté !

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