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Héritage – Nicholas Shakespeare

écrit par le 25/11/2011 et modifié le 28/11/2011 - Cultivée, Livres - 1 commentaire »

Que feriez-vous si vous deveniez soudain millionnaire ? C’est ce qui arrive à Andy Larkham, employé sans avenir dans une maison d’édition de guides pratiques, que sa fiancée vient de quitter… Se rendant à l’enterrement d’un ancien professeur, il se trompe de chapelle et assiste, en compagnie d’une étrange vieille dame, aux funérailles d’un certain Christopher Madigan. Lequel avait stipulé, dans son testament, que seules hériteraient de sa colossale fortune les personnes présentes à la cérémonie. Du jour au lendemain, la vie d’Andy bascule. Qu’est-ce qui change, lorsqu’on se retrouve soudain à la tête de 17 millions de livres sterling ? Pris de scrupules face à ce coup du hasard, Andy décide d’enquêter sur son mystérieux bienfaiteur. Qui était Madigan ? Comment ce réfugié arménien est-il devenu nabab du minerai de fer en Australie, pour finir sa vie en reclus dans son manoir londonien ? Pourquoi a-t-il déshérité sa fille ? Et de quels autres secrets Andy est-il devenu le dépositaire malgré lui ?

Nicholas Shakespeare est né en 1957 à Worcester, en Angleterre. Journaliste littéraire et documentariste, il est l’auteur de plusieurs romans, dont La Vision d’Elena Silves (Albin Michel, 1991), couronné par le prix Somerset Maugham et le prix Betty Trask, ainsi que The Dancer Upstairs, dont il a lui-même écrit le scénario du film (réalisé en 2002 par John Malkovich). Il est également l’auteur d’une biographie de Bruce Chatwin, dont il a édité  la correspondance (à paraître chez Grasset en 2012).

Plus qu’un roman sur la vie de millionnaire, Héritage est un roman qui nous interroge sur notre nature profonde. Pourquoi Andy juge-t-il nécessaire de mieux connaître la vie de son bienfaiteur inconnu ? Là commence une seconde histoire, bouleversante, celle de Christopher Madigan. Deux destins qui n’ont rien à voir mais qui se rencontrent, par-delà les frontières de la mort, pour réconcilier l’esprit de la seule personne qui compte : Jeanine, la fille de Madigan. On aime parce que, malgré le sujet délicat de l’argent, le roman est bourré d’humour et pas « prise de tête ».

Grasset, 421 pages, 20.90 € (roman)

Quelque chose à ajouter ?

  1. Marie-Aube - 28 novembre 2011 à 17 h 40 min

    Ca a l’air bien… ma liste de livres « à lire » est déjà tellement longue, un de plus… ^^

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