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Les films de Noël

Photo du profil de Charline V. écrit par le 13/12/2015 et modifié le 11/12/2015 - Cinéma, Thème du mois - 0 commentaire

C’est la saison, et comme l’indique le titre de l’article, à la Rédaction de So What ? on a eu envie de s’intéresser aux films de Noël. Un film de noël c’est comme une madeleine de Proust, sauf qu’au lieu d’une madeleine, ce serait un gros cupcake en pain d’épices avec un glaçage rouge, vert et blanc et un petit grelot en sucre argenté sur le dessus (idée recette?).

Chaque année, quand débute décembre, les films de noël sont pour beaucoup d’entre nous aussi indispensables que la déco du sapin, les illuminations de la ville ou les petits gâteaux faits maison. Visionner un film de Noël c’est renouer avec notre « enfant intérieur » (oui, 50 nuances de vous-savez-quoi m’a traumatisée), je veux dire le petit gnome que nous étions il y a plus ou moins longtemps et qui attendait le jour de Noël (et les cadeaux, soyons honnêtes) avec des étoiles plein les yeux et la surexcitation d’un lapin sous acide.

C’est pourquoi, après une analyse quasi scientifique de sondages très représentatifs (amis + BFF* + moi), nous avons pu classer les films de Noël en 4 catégories…
 

La comédie romantique/familiale culte de Noël

 
Love Actually

Love Actually © Universal Pictures

 
Un film que tout le monde connaît au moins de nom dont une partie se déroule à Noël, avec ce qu’il faut de comique pour nous faire nous bidonner gentiment, une bonne grosse dose de bons sentiments qui te donne envie de prendre tes proches (ou ton chien/chat) dans les bras et de les étouffer d’amour, mais aussi des moments d’émotion qui nous font renifler bruyamment.

Que ce soit l’amour que tu ressens pour ton Jules/ta Juliette, pour ta famille ou encore pour tes amis, ce film-là te rappelle qu’à Noël, le plus important c’est d’être entourée de ceux que tu aimes.

Le point commun : une scène finale avec une jolie musique, des gens qui s’embrassent ou s’enlacent et une grosse boule d’amour dans ton ventre quand débute le générique de fin.

Exemples : le number one de tous, Love Actually, rien que pour Hugh Grant 1er ministre et son inimitable danse de la victoire, Le journal de Bridget Jones, pour Hugh Grant toujours mais aussi pour, en vrac, le pull à tête de renne de Colin Firth, la soupe bleue de Bridget ou son déguisement de Bunny. The Holiday, sans Hugh Grant mais avec Jude Law, et aussi pour l’adorable cottage enneigé de Kate Winslet.

Dans la catégorie junior (et bien connus de tous les trentenaires), les 2 premiers Maman, j’ai raté l’avion même si oui, on a parfois envie de mettre des claques à ce blondinet de Macaulay Culkin. À voir aussi le un peu moins connu mais très sympathique August Rush (spoiler : Jonathan Rhys Meyers y chante, et très bien d’ailleurs).

Mise en garde : allergiques aux bons sentiments ou aux garçonnets espiègles s’abstenir, tout comme les personnes qui passent les fêtes seules, au travail ou sur une plate-forme pétrolière…
 

Le téléfilm de Noël

 

Mademoiselle Noël © RHI Entertainment

 
Version saisonnière du célèbre téléfilm de M6/TF1 de l’après-midi, le téléfilm de Noël n’a pas vocation à révolutionner le genre, loin de là, mais il nous procure ce qu’on attend de lui : occuper un après-midi de flemme hivernale, blottie sur le canapé dans un plaid tout doux, un mug de thé chaud dans les mains et notre beau sapin roi des forêts tout décoré dans un coin de la pièce.

Avec son budget limité, ses décors jolis mais un peu kitsch et ses personnages stéréotypés, le téléfilm de Noël est un genre qu’on avoue difficilement aimer, mais on ne peut s’empêcher d’en regarder 1 ou 2 chaque année, c’est aussi ça, la magie de Noël.

Le point commun : les acteurs portent des noms comme Jörgen Machin-berg ou Gudrun Bidule-dorf, sont horriblement mal doublés, l’image est floutée et les couleurs chaudes comme dans un générique des Feux de l’amour, et que tu aies loupé le début ou le milieu du film, le taux de prévisibilité du déroulement de l’histoire avoisine les 95%. Mais il y a plein de jolies maisons qui regorgent de décorations de Noël dedans, des histoires d’amour gentillettes, de la fausse neige et parfois même des gens déguisés en elfe…

Exemples : se référer au programme télé de l’après-midi pendant tout le mois de décembre, une seule certitude, il y a le mot « Noël » dans le titre.

Exemples tirés de la page Wikipédia « Téléfilms de Noël » (sérieux, il y a même une page Wikipédia pour ça ?) : Autant en emporte Noël, Les amoureux de Noël ou encore Une seconde chance pour Noël.

Mise en garde : en raison de la présence d’un taux élevé de niaiseries à la minute et de nombreuses lumières rouges et vertes clignotantes tout au long du film, les téléfilms de Noël sont à déconseiller aux aigris des fêtes de fin d’année ainsi qu’aux épileptiques.
 

Le film de Noël proprement dit

 

Pôle Express © Warner Bros

 
Plutôt que de se contenter de situer l’histoire du film au moment de Noël, ce film-là a pour sujet même la fête de Noël. Que ce soit pour sauver Noël, s’intéresser aux origines des traditions de Noël, ou un simple conte de Noël, il s’agit le plus souvent d’un film d’animation, plutôt pour les enfants, même si on retrouve un peu de la féerie des Noëls dont on rêvait petite dans cette neige scintillante et ces décors de sucre d’orge, la 3D et la motion capture en plus.

Destiné entre autres à répondre aux (nombreuses) questions pratiques de nos chers et angéliques têtes blondes du style : « Maman, comment ça se fait que le Père Noël avec son gros ventre il ne reste pas coincé dans la cheminée ? » ou le classique « Papa, nous on n’a pas de cheminée, donc comment le Père Noël va entrer pour me donner mes cadeaux ? », le film de Noël nous offre à nous les grands l’occasion idéale pour se mater un bon dessin animé au petit déjeuner dans notre vieux (mais chaud) pyjama en pilou en mangeant nos céréales au chocolat (pour le jouet Star Wars à collectionner).

Le point commun : on y voit le Père Noël chez lui, le plus souvent dans un pôle Nord beaucoup plus peuplé qu’on ne pourrait d’abord le penser, entouré
de ses lutins qui s’activent pour offrir des jouets aux enfants du monde entier.

Exemples : Le Pôle Express ou comment des enfants vont retrouver la foi en l’existence du Père Noël grâce à un voyage dans un train magique, Mission : Noël les aventures de la famille Noël qui se penche sur l’épineuse question de comment le Père Noël arrive à livrer tous ces cadeaux à tous les enfants du Monde en une seule nuit, et même le film d’animation culte de Tim Burton, L’Étrange Noël de M. Jack ou le récit du jour où les habitants du pays d’Halloween prennent en main la fête de Noël avec notamment les cadeaux pour le moins inhabituels qui en résultent…

Mise en garde : aucune en particulier, on est tous de grands enfants en vrai, et pas la peine de le nier, sinon pourquoi les cinémas programmeraient-ils Shrek 3 ou La reine des neiges le samedi soir à    minuit ? Et toc. Prout prout camembert.
 

La saga / marathon « tradition » de Noël

 

Harry Potter © Warner Bros

Dans certaines familles, qui dit Noël dit surtout vacances d’hiver, temps libre, pause dans la diffusion de nos séries préférées et donc la parfaite occasion de se (re)faire seule, en couple, en famille ou entre amis, l’intégrale de nos sagas cultes.

Le choix de la saga varie en fonction des goûts de chacun bien sûr, mais revoir ces films, qu’à force on connaît par cœur, même s’ils n’ont rien à voir avec Noël, est en soit devenu une tradition de Noël. Et un bon prétexte pour hiberner pendant 3 ou 4 jours.

Le point commun : pour mériter l’appellation de saga culte, celle-ci doit comporter au moins 3 films, d’une durée d’au moins à 120 minutes chacun, et une certaine continuité de l’histoire entre les différents épisodes.

Exemples : pendant que comme chaque année à la télé repasse l’intégrale des Sissi avec l’indémodable Romy Schneider, certains préfèrent profiter de la dernière ligne droite avant la sortie du nouveau Star Wars pour se refaire l’intégralité de la saga (là, le débat fait rage : vaut-il mieux regarder les épisodes dans l’ordre chronologique de leur sortie en salles ou dans l’ordre chronologique de l’histoire, donc commencer par la prélogie des années 2000 ?).

Pour ma BFF, pas de saison de Noël sans l’intégrale des Harry Potter et l’occasion de constater à quel point les acteurs ont bien grandi entre le 1er et le dernier film (heureusement pour eux, hein) mais aussi de déplorer le fait de vivre dans un monde sans le monde de la magie tel qu’il est décrit dans les livres.

Quant à moi, les vacances de Noël sont l’occasion de me refaire l’intégrale de la trilogie du Seigneur des Anneaux, en haute définition, en VOST et surtout en version longue s’il vous plaît.

Mise en garde : pour ceux qui optent pour la diffusion en mode marathon, en plus des effets néfastes connus type yeux rouges / hygiène corporelle en baisse, peuvent survenir d’étranges effets secondaires, heureusement sans gravité : besoin irrésistible d’apprendre à parler l’elfique, bataille de sabres laser imaginaires au milieu du salon, ou encore tentative de s’entraîner au Quidditch avec les vieux balais en bois de Mémé…
 

Bonus

 
Prends n’importe quel genre cinématographique et ajoute « de Noël » et tu seras à peu près sûr d’en trouver.

C’est ainsi que tu pourras aussi, au choix, regarder : un drame de Noël type Joyeux Noël, un film d’horreur de Noël (lol) comme Black Christmas ou encore Douce nuit, sanglante nuit, ou encore un film X de Noël (re-lol) du genre Dirty Santa

***

J’espère que tu as reconnu dans notre liste tes films de Noël favoris, n’hésite pas à venir les partager avec nous dans les commentaires.

Et joyeux Noël à toutes et à tous !
 
 
* BFF = abréviation de « best friends forever ».

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