L’essor du fait-main : Dawanda, A little Market. Le ressenti d’une créatrice : « Dans ma boite à bijoux »
Publié le 19 janvier 2012 @ 17:22 par neigeline dans Actus, Loisirs créatifs - No Comments »
Sur internet, on trouve de plus en plus de plate-formes de vente qui mettent en relation les particuliers. Pour les plus connus, on citera Priceminister ou 2xmoinscher.
Le secteur de l’occasion est en plein essor, mais il est un autre domaine qui se develloppe sur le même modèle : le fait-main.
Des sites comme Dawanda ou A little market permettent aux artisans et artistes de mettre en vente leurs productions personnelles.
Du tableau au vêtement, en passant par des bijoux ou des objets de décoration, on y trouve tout ce qui peut être fabriqués à échelle humaine.
L’avantage : des objets souvent à exemplaire unique, pour des prix raisonnables, et la possibilité de contacter directement les créateurs.
Coté vendeur, il s’agit d’un bon moyen pour tester ses produits, mais surtout d’un outil de diffusion efficace.
Claire est créatrice de bijoux, style rétro-romantique.
Elle a justement installé sa boutique « Dans ma boite à bijoux« sur ces plateformes de vente.
Elle a gentiment accepté de répondre à quelques questions de la rédaction.
SoWhat? : Tes bijoux sont sur »Dawanda » et »A little market ». Comment as-tu découvert ces plateformes de vente ?
Claire : Lorsque l’envie m’est venue de créer des bijoux et surtout de les vendre, j’ai fait quelques recherches sur internet pour me renseigner sur les plateformes et sites regroupant des créateurs, des adeptes du fait-main.
Je connaissais déjà « A little market« .
J’ai découvert en même temps sa petite soeur spécialisée en fourniture diverses (pour les créateurs) et sur laquelle je vends également quelques apprêts et breloques : « A little mercerie« .
Mon choix de plateforme s’est fait par rapport au prix des commissions et à la popularité des sites que j’avais repérés.
Comme de nombreux créateurs j’ai installé ma boutique sur 2 sites différents pour avoir une meilleure visibilitée.
- Peux-tu rapidement nous expliquer le fonctionnement de ces sites, de ton point de vue de vendeuse ?
Pour le fonctionnement, la 1ère étape est l’inscription : rapide et simple.
Sur certaines plateformes, on peut s’inscrire en temps que particulier au départ. Cela permet de se tester si l’idée de créer une petite entreprise vous paraît trop compliquée.
Personnellement je trouve les commissions raisonnables (souvent entre 5 et 10% selon les sites).
Pour ce qui est de la mise en ligne des créations j’ai une préférence pour A little market, je trouve Dawanda un tout petit peu plus compliqué, mais cela reste une opinion strictement personnelle.
Les 2 plateformes que j’utilise proposent ensuite un éventail d’outils pour promouvoir nos créations et les mettre en avant. Il y aussi des guides et des FAQ donnant quelques conseils et astuces bien utiles aux débutants.
Il ne suffit pas d’avoir du talent et de proposer de beaux produits, il faut savoir se faire connaître et se vendre, pas toujours facile quand fibre artistique et commerciale ne vont pas toujours de paire !
- Considères-tu la vente en ligne via ce type de site comme un fin en soi, ou seulement une étape, un premier pas vers une autre forme de vente ?
J’aimerai bien sûr que cela ne soit qu’une étape et pouvoir ouvrir ma propre boutique mais toujours en ligne.
L’idée de tenir une boutique physique ne fait pas partie de mes projets à court terme. Je préfère la liberté de créer quand l’inspiration me vient, à mon rythme et d’être libre de mon emploi du temps.
En attendant je trouve que c’est un formidable tremplin : même s’il n’est pas facile de faire sa petite place au milieu des nombreux créateurs de talent déjà présents sur les sites, l’union fait la force. Ainsi la plateforme nous apporte la visibilité que nous n’aurions pas avec nos seuls blogs ou sites perso.
Si le temps me le permet (je suis salariée et jeune maman), j’aimerai pouvoir proposer mes produits à l’occasion de salon de créateurs (malheureusement peu nombreux dans ma région) ou lors de foire régionnales.
Pourquoi pas prospecter aussi du côté des comités d’entreprises qui organisent parfois des ventes dans leur locaux.
Si la vente en ligne se développe je choisirai peut être de réduire mon temps de travail en tant que salariée, l’idéal serai bien sûr de pouvoir un jour vivre uniquement de mes créations.
En attendant, c’est toujours un réel plaisir de voir une créations vendues : cela veut dire que j’ai touché quelqu’un et cela me rend fière de moi. C’est le principal.
Si l’activité me permet d’améliorer mon quotidien cela sera bien sûr un réel plus pour moi.
Pour mes rêves de grandeur : pourquoi ne pas parvenir un jour à créer ma propre marque !
- Depuis quand fabriques-tu des bijoux, d’où te vient cette passion ?
Je suis touche à tout de nature et j’adore les loisirs créatifs.
Jeune adolescente déjà je patouillais, triturais, bricolais et dessinais.
Les bijoux fantaisie eux m’accompagnent depuis mes années fac, j’étais une grande fan à l’époque, mais je ne m’en offrait plus tellement depuis la naissance de mes enfants (peur qu’ils tirent dessus !).
La passion m’a vraiment reprise en 2010 lorsqu’on m’a offert un collier fantaisie à Noël.
En parallèle, l’idée de créer et de vivre de mes créations me trottait aussi dans la tête depuis quelques temps sans vraiment se concrétiser en projet.
Et puis fin 2011, une sorte de déclic : allier 2 de mes passions (bijoux fantaisie et loisirs créatifs) à ce projet : « Dans ma boîte à bijoux » était née.
- Chaque créateur a sa propre identité artistique. Comment définirais-tu tes bijoux ?
J’ai besoin que mes bijoux me ressemblent et de fait ils sont actuellement de style rétro et romantique avec des p’tites breloques et des cabochons, des perles en cristal de bohème et des apprêts couleur bronze.
J’adore porter des sautoirs, ma première création était donc un sautoir.
Pour celles qui le veulent, je fais des cabochons à partir de photos que l’on m’envoie et je créée un collier ou une bague au choix : une pièce qui restera unique et véritablement personnalisée.
Ainsi, je porte souvent le sautoir que j’ai réalisé avec une photo de ma fille.
J’aime beaucoup réaliser des dormeuses, de celles qui pendent joliment lorsque les cheveux sont courts ou relevés en un joli chignon flou…
Les montres de poches ou montres gousset me plaisent aussi beaucoup (moi qui ne porte plus de bracelet montre depuis des années !), j’ai donc fait un petit stock qui attendent de venir orner de nouvelles créations…des sautoirs bien évidemment !
J’aime aussi le style asiatique, traditionnel ou carrément kawaï, je réfléchi donc également à une autre ligne de bijoux à base de noeuds chinois et kokeshi.
Grande adepte de vide-grenier, j’attends que la saison recommence pour proposer une collection de bijoux en matériaux recyclés.
- Un petit mot pour conclure ?
Il y a 2 intérêts principaux pour moi à l’existence de ces sites de regroupement de créateurs :
Le premier est que vivre de sa passion est le rêve de beaucoup de personne : ces sites peuvent aider à se lancer, à sauter le pas et clairement sans leur existence je n’aurai peut être pas moi-même tenté l’aventure.
L’autre atout de ces plateformes est de proposer du fait-main, de l’artisanal et fabriqué en France par des gens qui recherchent souvent à partager leur art et leur passion avant même de gagner de l’argent.
Cela offre au consommateur le moyen de s’approvisionner ailleurs que dans les réseaux classiques (on n’y trouve pas uniquement des bijoux mais aussi des vêtements, de la déco, des accessoires de maroquinerie).
Dans un monde de surconsommation, d’industrialisation poussée à l’excès, du fabriqué à grande échelle, ils constituent donc une vraie alternative, dans le même esprit que l’on peut avoir en faisant ses emplètes dans les petits commerces, au marché ou dans les AMAP.
Vous pouvez suivre les créations de Claire sur son blog : http://dansmaboiteabijoux.over-blog.com/
Ses boutiques :
Fournitures : http://www.alittlemercerie.com/boutique/dans_ma_boite_a_bijoux-16494.html
Propos recueillis par Neigeline Bunet.


























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