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Mala Vida – Marc Fernandez

écrit par le 29/09/2017 et modifié le 2/10/2017 - Livres - 0 commentaire

Espagne, de nos jours. L’extrême droite vient d’arriver au pouvoir. Une série de meurtres frappe plusieurs villes espagnoles, dès le soir des élections. Des meurtres qui sont reliés à un scandale national : les bébés volés de l’ère Franco.

 

Résumé

Espagne, de nos jours. L’extrême droite vient d’arriver au pouvoir. Une série de meurtres frappe plusieurs villes espagnoles, dès le soir des élections. Diego Martín, journaliste de radio controversé qui n’a pas sa langue dans sa poche, mène, comme à son habitude, sa propre enquête, qui le conduit à déterrer un scandale national : les bébés volés de l’ère Franco.

Mala Vida
Marc Fernandez
Editions Le Livre de Poche
Paru le 8 mars 2017
288 pages
7,10€

Auteur

Marc Fernandez : journaliste indépendant, il est l’auteur du roman Mala Vida (Préludes, 2015). Ancien spécialiste de l’Amérique latine pour Courrier international avec Jean-Christophe Rampal. Ensemble, il ont créé la revue Alibi (2010-2015) et coécrit plusieurs documents : Pinochet, un dictateur modèle (Hachette Littératures, 2003) et La ville qui tue les femmes. Enquête à Ciudad Juárez (Hachette Littératures, 2005).

Sa page Twitter : @OscarCramez.

Notre avis

On est immédiatement pris par le récit ! Dès les 1ères lignes j’ai été happée par l’histoire, l’écriture, le rythme, et j’ai dévoré ce roman ! Et on n’arrive pas à le lâcher avant de l’avoir terminé. Ça m’avait d’ailleurs aussi fait ça avec Narco Football Club, du même auteur avec Jean-Christophe Rampal.

Dans Mala Vida, on a tour à tour les points de vue de plusieurs personnages au fil de l’histoire et les chapitres sont courts, ce qui confère un rythme soutenu au roman et tient en haleine le lecteur.

On plonge ainsi dans la vie des personnages principaux auxquels on s’attache : Diego, le héros et journaliste radio libre et controversé, Isabel Ferrer, une avocate qui défend les victimes du scandale des bébés volés, David Ponce, un juge qui a un sens très aigu de la justice, Ana Durán, une détective privée au passé douloureux. On s’attache peut-être moins à l’avocate, ou du moins on désapprouve ses méthodes… Mais on a plaisir à se retrouver au milieu de la petite équipe enthousiaste. J’adore particulièrement le héros Diego : juste, courageux, il a un passé difficile aussi, il est intègre, un peu trop porté sur la boisson et les cigarettes peut-être. Et s’attacher à l’un des personnages principaux d’un roman, c’est déjà aimer en partie ce roman !

Le lecteur est plongé, avec ces personnages, dans l’ambiance de l’Espagne actuelle, avec un nouveau gouvernement d’extrême droite, la main-mise sur la presse, la justice à plusieurs vitesses, la xénophobie et l’intolérance « décomplexées », le franquisme qui n’est pas si loin et la naissance d’un scandale effarant, dérangeant, émouvant et étonnant à la fois. Puis le scandale éclate et petit à petit la parole des Espagnols se libère. Et ils ont alors un énorme besoin de justice.

Les lieux et les ambiances sont décrits de telle manière qu’on s’y voit : le bar préféré du journaliste, les rues de Madrid, le siège de l’association d’aide au victimes des bébés volés…

Bref, on entre totalement dans l’histoire, on apprécie la compagnie des personnages principaux, on (re)découvre l’affaire des bébés volés. Passionnant !

J’ai adoré ce roman ! Je vous le conseille.

* * *

À suivre : Guerilla Social Club (Préludes Editions), dans lequel on retrouve le journaliste Diego Martín, l’avocate Isabel Ferrer et la détective privée Ana Durán, qui, de l’Espagne à l’Argentine en passant par le Chili, suivent la piste de plusieurs meurtres dont les victimes ont pour point commun leur combat contre les dictatures d’Amérique latine dans les années 1970 et 1980.

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