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Nos 10 couples préférés au cinéma

Photo du profil de Marie-Aube Photo du profil de Genevieve Photo du profil de Charline V. écrit par , et le 22/03/2015 et modifié le 3/07/2015 - Amour, Cinéma - 0 commentaire

Notre dossier couples préférés ou pires couples de fiction nous a inspirées à la Rédaction. C’est comme ça, on est des romantiques. Après nos couples préférés et les pires couples selon la Rédaction dans les séries télé et dans la littérature, voici maintenant nos 10 couples préférés au cinéma!

 

 

Edward Lewis et Vivian Ward, Pretty Woman

Pretty Woman 2© Warner bros.

C’est un grand classique, mais c’est le film que j’ai dû voir le plus souvent quand j’étais jeune. Et pendant que nous préparons notre article, il est rediffusé à la télévision. C’est un signe. Ou pas. Ce n’est pas tant qu’être une prostituée puis rencontrer un homme riche qui nous sorte de notre situation soit un fantasme féminin très courant. 1990, le film. A cette époque, on croyait encore que les hommes riches et beaux devaient sauver les femmes belles et pauvres en détresse, vous vous souvenez ? C’est plus pour le joli conte de fées, l’histoire a priori impossible, et le happy end.
Moment préféré : la fin, lorsque Edward arrive au pied de chez Vivian dans une grosse berline, qu’il l’appelle, lui tend un bouquet de fleurs, brave les escaliers de secours de son immeuble, malgré son vertige, et ils s’embrassent. Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de clients d’enfants.

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Allie Hamilton et Noah Calhoun, N’oublie jamais (The Notebook)

Favorite the notebook

© Metropolitan FilmExport

Pour certains, c’est LE film de filles par excellence de ces dernières années avec le mépris qui va avec. Pourtant, ce film, en adaptant le roman de Nicholas Sparks, nous offre une très belle et très touchante histoire d’amour entre un Ryan Gosling en bouseux sexy et une Rachel McAdams en pétillante jeune fille riche, dans les années 40 en Caroline du Sud. Il y a une belle alchimie entre les deux acteurs, alors en couple à la vie comme à l’écran, et on verse même parfois quelques larmichettes.
Moment préféré : le baiser qu’ils échangent lors de leurs retrouvailles, sous la pluie.

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Aragorn et Arwen, Trilogie du Seigneur des Anneaux

Favorite aragorn arwen

© Metropolitan FilmExport

Ou deux amants qui avant de vivre pleinement leur amour, devront affronter certains obstacles. Du style, il est un mortel qui a peur d’accéder au trône qui lui revient et elle est une elfe immortelle avec un père trop protecteur, par exemple. Mais après avoir sauvé quelques royaumes, massacré un bon million de créatures repoussantes et survécu au froncement de sourcil impressionnant de son futur beau-père, Aragorn deviendra Roi et épousera sa bien-aimée, qui elle, laissera son immortalité dans l’histoire. Ils vivront de nombreuses années heureux ensemble et auront beaucoup d’enfants.
Avant qu’il ne meurt. Et qu’elle erre sans fin dans une forêt solitaire et grise, le visage recouvert d’un voile noir, la vie la quittant (très) lentement tout en ne cessant de pleurer son bien-aimé… J’aurais peut-être dû m’arrêter aux enfants en fait.
Moment préféré : «  Arwen: – Renich i lú i erui govannem?
Aragorn : – Nauthannen i ned ôl reniannen.
Arwen: – Gwennin in enninath…
Aragorn : – Ú-‘arnech in naeth i si celich.
Arwen: – Renich i beth i pennen? »*

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Bridget Jones et Maaaaaaaark / Mark Darcy, Le Journal de Bridget Jones

Bridget Jones 2

 © Universal Pictures

Un film devenu un classique, drôle, et romantique ! On a adoré les péripéties de Bridget Jones et la regarder ramer avant de s’apercevoir que c’est Maaaaaaaark (oui, ça me fait rire) l’homme de sa vie. C’est, certes, un peu cliché, ce n’est pas le beau gosse riche qui est l’homme idéal, puisqu’il est aussi infidèle et handicapé des sentiments, mais c’est le gentil. Mais le tout dans un film très drôle, ça passe, et on adore.
Moment préféré : la déclaration de Maaaaaaaark, lorsqu’il fait la liste des défauts de Bridget, et ajoute que c’est pour tout ça qu’il l’aime.

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Joël Barish et Clémentine Kruczynski, The Eternal Sunshine of the Spotless Mind

Favorite the eternal sunshine of the spotless mind

 © United International Pictures

Qui, après un deuil ou une rupture amoureuse particulièrement difficile, ne serait pas potentiellement séduit par la possibilité de recourir à un procédé permettant d’effacer les souvenirs mêmes de ces instants douloureux ?
C’est ainsi qu’après leur rupture, Clémentine fait effacer Joël de sa mémoire. Lorsque celui-ci l’apprend, il décide de faire de même. Or, les souvenirs de Joël sont effacés en commençant par le dernier et en remontant jusqu’à celui de leur première rencontre. Et une fois effacés les souvenirs des instants blessants qui ont précédé leur rupture, Joël, qui revit à l’envers leur histoire, réalise qu’il aime toujours Clémentine. Toujours inconscient, il va à présent lutter de toutes ses forces pour ne pas perdre le souvenir de celle qu’il aime…
Moment préféré : lorsque Joel revit sa première rencontre avec Clémentine juste avant qu’elle ne s’efface définitivement de sa mémoire, ça m’humecterait presque la rétine, dis-donc…

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Giselle et Robert Philip, Il état une fois

Il état une fois 2

 © Disney

On franchit un autre cap : la comédie romantique vraiment niaise mais hilarante. Pour celles qui n’auraient pas vu le film : un mélange entre dessin animé et film, Gisèle est victime d’un sortilège lancé par sa méchante belle-mère et se retrouve dans le monde réel. Son Prince Charmant la recherche. Oui, je sais. J’ai pourtant adoré ce film, et Gisèle, la Princesse qui chante tout le temps, créé des robes magnifiques dans les rideaux, fait faire la vaisselle aux petits animaux (de New-York), c’est juste très bien fait et drôle. (Pour ne rien gâcher, il y a  James Marsden en Prince Charmant courageux mais idiot et Patrick Dempsey en « Prince Charmant » incrédule et moderne.)
Moment préféré : le happy end, quand Robert et Gisèle s’aperçoivent qu’ils sont faits l’un pour l’autre, juste avent la bataille finale avec la méchante belle-mère devenue un gigantesque monstre. Pour ajouter une petite note de crédibilité au film…

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Jane et John Smith, Mr. & Mrs. Smith

US actors Brad Pitt and Angelina Jolie act as John and Jane Smith in the movie "Mr. and Mrs. Smith"

 © SND

Alors bien sûr, si on veut se la jouer people, c’est le film qui a vu la naissance de “Brangelina”, ça aide toujours en terme d’alchimie à l’écran qui ici est palpable entre les deux stars.
Mais Mr. & Mrs. Smith, c’est surtout un fort divertissant cocktail de film d’espionnage et de comédie romantique, mixant scènes d’action et thérapie de couple. Lorsque la vérité sur chacun des époux éclate au grand jour, la routine ennuyeuse vole en éclats et entre les deux époux devenus adversaires les répliques cinglantes et les coups bas fusent entre deux rafales de mitrailleuse. Jouissif.
Moment préféré : sans hésiter la scène de leur règlement de compte avec une bonne baston en guise de préliminaires à une sauvage réconciliation du couple au milieu de leur maison presque entièrement détruite. Culte!

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Fiona et Shrek, la trilogie Shrek

Shrek

 © United International Pictures

On a dit film, film d’animation, ça marche aussi. Shrek est juste génial : malpoli, bougon, ermite… et vert. Fiona est au début une princesse un peu inutile qui est victime d’une malédiction. Et lorsqu’ils sont ensemble (d’abord sur le trajet retour vers le royaume Fort fort lointain) ils s’influencent dans le bon sens : elle se décoince et devient une princesse/ogresse forte et intelligente, il devient un ogre plus poli et sociable. Ils sont drôles, et chou. Voilà.
Moment préféré : lorsque Shrek vient libérer Fiona, qu’elle lui demande si c’est bien lui son «Prince charmant » censé venir la sauver du dragon, et qu’ils rentrent au château des parents de Fiona, ils se découvrent et se surprennent l’un l’autre. Trop mignon (et je ne dis pas ça souvent).

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Anakin Skywalker et Padmé Amidala, prélogie Star Wars**

Favorite star wars

© Twentieth Century Fox

Non attendez, ne huez pas tout de suite ! Comme nous aimons les causes perdues et ne rien faire comme tout le monde à So What ?, je me dresse contre (presque) tous, et même contre certains membres de la Rédaction, afin de défendre en ces lieux ce couple comme un de nos couples préférés du grand écran. Car on retrouve dans la trilogie Star Wars les ingrédients des grandes histoires d’amour.
– Tout d’abord, nos tourtereaux vont devoir ramer un peu avant de vivre leur amour : en voulant intégrer l’ordre des Jedi, il s’est engagé à renoncer à se marier et à fonder une famille. Elle est une politicienne de la République intergalactique, de huit ans son aînée (je sais), qui ne le voit encore que comme un petit garçon lorsqu’ils se retrouvent, dix ans après leur première rencontre…
– Mais lui l’a aimée dès le premier regard, même s’il n’avait alors que huit ans et trouvait qu’elle ressemblait à un ange (le con). N’ayant cessé de penser à elle (pugnace, le môme), plus tard, il a lutté pour la séduire (en faisant des roulades dans l’herbe), jusqu’à ce que, refusant tout d’abord de céder à ses sentiments, elle finisse par lui avouer son amour alors qu’ils pensaient mourir (sauf que non).
– Malgré la crainte que cela les détruise, ils vivront donc leur amour en secret… Avant qu’il ne fiche tout en l’air en se ralliant au côté obscur de la force, et qu’elle n’en meure, juste après avoir donné naissance à bébé Luke et bébé Leïa. Mais lui pense l’avoir tuée de ses mains, ignore l’existence des jumeaux et cela achèvera de le transformer en Dark Vador. (Tam tam tam tam tadam, tam tadaaaaaam.)***
C’est beau, c’est triste et cela sera déterminant pour l’avenir de la galaxie. Rien que ça.
Moment préféré : dans l’épisode II, lorsqu’ils se battent pour échapper à leur exécution (la fameuse scène où ils s’avouent leur amour pensant mourir, donc) dans l’arène sur Géonosis, il prend le contrôle d’un gros mammifère à cornes, elle saute derrière lui et l’embrasse dans le cou. Même si cela ne dure qu’un instant, j’ai toujours trouvé ça touchant et tendre, ce geste d’amour spontané au milieu de la bataille. Oui, je suis (parfois) une grande romantique…

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Francesca et Robert, Sur la route de Madison

sur la route de madison

 © Warner bros.

Sur la route de Madison est une histoire d’amour de courte durée (Four Days !) entre Francesca, épouse et mère de famille, installée depuis sa jeunesse dans une ferme de l’Iowa aux États-Unis, et Robert Kincaid, photographe, voyageur du-monde entier, réalisant des reportages pour National Geographic.
De Washington, il est de passage près de chez elle, pour un reportage sur les ponts couverts, une curiosité de cette région  du comté de Madison. Elle se trouve seule pour le week-end, exceptionnellement. Il cherche sa route et la lui demande. Ils ne se quitteront pas pendant 4 jours, fascinés l’un par l’autre, attirés, désorientés par ce qui leur arrive, inattendu dans leur vie, et en même temps tellement puissant. Elle avec ses rêves perdus d’immigrée italienne, que l’on devine seule, bien qu’en famille, avec deux ados préoccupés par leur vie d’ado, et un mari gentil mais un peu fruste, terrien, peu enclin à la parole. Et lui, solitaire, n’ayant pas d’ancrage, finalement, adorant sa vie de voyageur, mais cachant sa grande solitude, au fond de lui, et sans doute aussi des regrets.
On comprend leur complémentarité. Chacun révèle à l’autre, toute une part de soi à laquelle il n’a pas eu accès jusque-là. Il la fait rêver, elle aime son regard sur le monde, son regard sur elle. Elle lui révèle cette part de féminité et d’amour qui lui a échappé dans sa vie. Elle est tentée de partir avec lui. Pour préserver leur amour, pour ne pas détruire sa famille, et en ressentir une culpabilité monstrueuse, elle décide de rester. Ils en sont déchirés.
La dernière image de Clint/Robert, pleurant sous la pluie est bouleversante. Elle, prête à actionner le levier de la portière de la voiture pour se précipiter vers lui, renonce. On sait, ils savent qu’ils ne se reverront pas. On sait, ils savent qu’ils ne s’oublieront jamais, qu’ils s’aimeront toujours.
Et en effet, c’est à la mort de Francesca, bien des années après, que ses enfants découvriront son histoire, et accepteront, alors que ce n’est pas la tradition, de jeter ses cendres au pont couvert Roseman, où son histoire avec Robert a commencé,  et où Robert , mort avant elle, avait également fait disperser ses cendres. Ils ne se sont pas oubliés, et se rejoignent après la mort.
Moment préféré : de nombreuses scènes du film sont merveilleuses de sensibilité, et bouleversantes. Les acteurs Clint Eastwood, et Meryl Streep, tous deux d’âge mur, développent une finesse de jeu telle qu’on est transporté, emmené par cet amour infini, pur. L’émotion du désir, de la vie est partout dans ce film, tellement palpable, douce, délicate, à fleur de peaux. « Je sais maintenant que tout ce que j’ai fait jusque-là, c’était pour arriver ici, jusqu’à toi, jusqu’à cet instant » dit Robert. (de mémoire!) Je vous préviens, ce film ne se regarde pas, il se vit : alors prenez vos mouchoirs, et laissez-vous emmener !

 

 

 

* C’est de l’elfique.
** Ce couple ne fait pas l’unanimité au sein de la Rédaction.
*** Thème musical de Dark Vador.

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