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Portrait : Peter May

écrit par le 29/08/2012 et modifié le 19/06/2013 - Portraits, Sérieuse - 0 commentaire

Crédits : Domi Photographe

 

Écrivain écossais de polars, Peter May puise son inspiration autant dans sa région d’origine qu’en Chine, pays auquel il voue une véritable passion. Depuis dix ans, il vit dans le Lot avec sa femme. Rencontre.

L’île des chasseurs d’oiseaux[1], votre premier roman situé en Écosse, a d’abord été publié en France, puis en Grande-Bretagne. Selon vous, pourquoi les éditeurs britanniques se sont-ils montrés d’abord moins enthousiastes que les éditeurs français ?

Ils n’aiment pas prendre des risques, et L’île des chasseurs d’oiseaux en aurait été un puisque ce roman ne ressemblait à rien de ce qui avait été écrit jusque là en matière de polars. Je l’ai écrit avant la déferlante des polars scandinaves. C’est seulement après qu’ils ont commencé à voir mon livre sous un jour différent car ils pouvaient le comparer à d’autres qui avaient eu du succès. En France, vous avez le roman noir et tout le monde considère tout à fait normal de trouver de la littérature à l’intérieur du genre polar. C’est pour ça que mes livres ont tout de suite trouvé leur place chez vous.

 – Dans la Série chinoise, vous décrivez avec minutie les milieux policiers chinois : avez-vous eu des difficultés pour les rencontrer ?

J’ai eu de la chance : j’ai rencontré un criminologue américain qui avait passé une bonne partie des années 90 à Shanghai pour entraîner l’élite des officiers de police aux techniques occidentales les plus récentes. Il avait énormément de contacts et grâce à lui, les portes normalement fermées aux étrangers se sont ouvertes.

– Vous avez décidé de vous installer en France. Pourquoi ? Qu’y  trouvez-vous que vous ne trouvez pas en Écosse ?

J’ai acheté ma première maison en France il y a vingt-cinq ans, une maison de vacances. Comme j’y passais de plus en plus de temps, j’en ai acheté une plus grande et je suis venu m’y installer avec ma femme. Ici, nous adorons les gens et aussi la cuisine du Sud-Ouest. Évidemment, nous adorons notre vin. Et puis, il y a ce léger détail, le temps, qui est BIEN MEILLEUR ! Vivre en France me donne un certain recul par rapport à mon pays d’origine. C’est seulement quand  je me suis installé ici que j’ai commencé à écrire sur l’Écosse. Je suis très attaché au pays où je suis né mais maintenant, mon chez moi, c’est ici.

À lire : La Trilogie écossaise, composée de trois volets : L’île des chasseurs d’oiseaux (Éditons du Rouergue, 2009), L’homme de Lewis (Éditions du Rouergue, 2011), Le braconnier du lac perdu (à paraître aux Éditons du Rouergue le 26 septembre). La série chinoise est disponible aux Éditions du Rouergue et en Babel Poche.

 Site officiel de l’auteur (français) : www.ur-web.net/FrenchHome/PMFrancais/accueil.html

Propos recueillis par Marie Giudicelli


[1] Le premier volet de la Trilogie écossaise

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