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Petits secrets, grands mensonges – Liane Moriarty

écrit par le 11/05/2018 et modifié le 10/05/2018 - Livres - 0 commentaire

Une personne a trouvé la mort lors de la fête de l’école publique de Pirriwee. Comment de simples tensions entre amis, parents, voisins, parents d’élèves ont-elles pu mener à un tel drame ? Madeline, Celeste et Jane, 3 mères de famille, se retrouvent au cœur de l’affaire…

 

Résumé

Une personne a trouvé la mort lors de la fête de l’école publique de Pirriwee. Comment de simples tensions entre amis, parents, voisins, parents d’élèves ont-elles pu mener à un tel drame ? Madeline, mère un peu extravagante qui doit croiser tous les jours ou presque son ex-mari et sa nouvelle famille, la très belle Celeste, qui a une vie apparemment parfaite et Jane, la nouvelle jeune mère célibataire, protègent leurs secrets…

Petits secrets, grands mensonges
Liane Moriarty
Éditions Le Livre de Poche
Paru le 30 janvier 2018
576 pages
8,20€

Auteure

Liane Moriarty (1966) est une romancière australienne, auteure de 6 best-sellers. Elle a d’abord travaillé pour une entreprise d’édition juridique avant de lancer sa propre société puis de travailler en freelance en tant que rédactrice publicitaire. En 2004, Liane Moriarty obtient un Master à l’Université Macquarie de Sydney et son 1er roman, Three Wishes, écrit dans le cadre de son Master, a été publié. Elle a ensuite publié 6 autres romans. Le Secret du mari est son 1er roman publié en français et a été traduit dans 55 pays. Son roman Big Little Lies a été adapté en série télé par la chaîne américaine HBO, avec Reese Witherspoon et Nicole Kidman. Liane Moriarty vit à Sydney avec son mari et leurs 2 enfants.

Son site : lianemoriarty.com.au.

Notre avis

J’ai adoré ce roman !

J’ai tout de suite accroché et suis rentrée dans l’histoire de cette petite communauté de parents d’enfants entrant à l’école de Pirriwee. Il y a immédiatement du suspens autour de la vie des 3 héroïnes, Madeline, Celeste et Jane, 3 mères de famille qui cachent sans aucun doute des « petits secrets ». On veut tout découvrir de leurs vies. Et savoir qui dans ce petit groupe de parents, enseignants, voisins décède lors de la fête de l’école – ce que l’on apprend très tard dans le roman et qui participe du suspens du récit. Et on n’est pas déçu !

On part de personnages a priori tout à fait comme nous, très réalistes, très crédibles, on s’identifie à ce groupe et/ou on a très envie d’en faire partie. Ça pourrait être nous ! Les personnages principaux, Madeline, Celeste, Jane et leurs familles, sont attachants – on a très envie de les connaître. L’histoire en est d’autant plus touchante. Le décor est romantique : la magnifique plage de la ville fictive de Pirriwee en Australie, le Blue Blues et sa délicieuse odeur de café et autres gourmandises, les belles maisons, la super école… L’ambiance est à la fois douce, festive et sympathique dans ce petit microcosme. Au début.

L’histoire commence donc avec des personnages tout à fait réalistes, à la vie tranquille et qui semble agréable pour nous mener dans les recoins les plus secrets – voire sombres – de leur intimité et se conclure avec un drame – un décès. On sent au fur et à mesure du roman la tension (les tensions) monter, les façades lisses se fissurer, les conflits se profiler. Les relations se complexifient, les émotions s’intensifient, les vérités se rapprochent. Le drame semble de plus en plus inévitable.

J’aime beaucoup l’écriture de Liane Moriarty : le style est fluide, il y a de l’humour, de l’émotion. L’ambiance, le décor sont posés et on y plonge avec délectation. Le rythme est soutenu : on suit tour à tour les 3 femmes et le récit est entrecoupé des interventions d’autres personnages ainsi que de l’inspecteur qui mène l’enquête sur le décès survenu lors de la fête de l’école. Le récit commence six mois avant la soirée quizz (la fameuse fête de l’école pendant laquelle un drame s’est produit) pour remonter petit à petit jusqu’à la fameuse soirée quizz et se conclure quelques temps après la soirée quizz… Un rythme qui ne nous laisse pas une minute nous ennuyer. D’autant qu’on ne sait quel personnage meure que lors de la fête de l’école, qui commence à la page 481. Entre temps, on échafaude des théories (toutes les miennes se sont avérées fausses, je dois l’avouer). Et on est surpris lorsqu’on lit les dénouements des intrigues. Jouissif !

Bref, 576 pages de pure plaisir de lecture ! J’ai refermé le roman avec une certaine nostalgie (et l’envie de regarder la série inspirée du livre : Big Little Lies). Un coup de cœur ! Je vous le conseille.

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