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Peut-on vraiment choisir d’être heureux ?

écrit par le 23/05/2013 et modifié le 22/05/2013 - Psycho - 0 commentaire

ON EN PARLE DE PLUS EN PLUS, LE BONHEUR NE SERAIT PAS UNE SITUATION HASARDEUSE, DÉPENDANT DU BON VOULOIR DU DESTIN, MAIS BIEN UN ETAT ACCESSIBLE A TOUS, DANS N’IMPORTE QUELLE SITUATION.  Par Marie May

 

 

Illustration: © stevia – Fotolia.com

 

Cela peut prêter à rire, parfois même, nous pouvons trouver cela insultant, face à ce qui nous paraît difficile à vivre, pourtant, les partisans de la pensée positive sont formels, le bonheur est accessible à tous. Loin des bonimenteurs qui prêchent un bien-être  abordable à condition d’en payer le prix ou de prêter allégeance à  je ne sais quel gourou, les adeptes de ce que l’on nomme le « développement personnel » proposent des méthodes gratuites, à la portée de tous et nous apportent la preuve, scientifique ou empirique, de la véracité du concept.

Les méthodes sont nombreuses, parfois très éloignées les unes des autres, au niveau de l’approche, mais elles embrassent toutes la même croyance, à savoir, chacun de nous est responsable de son état d’esprit et chacun a la ressource nécessaire pour être heureux.

Face à l’échec de la société de consommation dans sa noble tâche d’amélioration du bien-être collectif,  se dresse un nouveau mouvement, émergeant de part et d’autre, et prenant une ampleur assez inattendue.

Leur credo, mettre le bien-être au cœur de notre vie, se soucier bien plus de l’impact que les événements ont sur nous que de l’événement en soi…

Petit tour d’horizon du bonheur prêt à l’emploi…

Qu’est-ce que le bonheur ?

C’est une question finalement assez étrange, car nous savons tous ce qu’est le bonheur, dans l’idée… Mais dès que la question se fait plus précise, le bonheur est difficilement définissable. Si vraiment on insiste ou si l’on cherche dans le dictionnaire, on en arrivera probablement à quelque chose du genre : « Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, le stress,  l’inquiétude et le trouble sont absents ». –définition Wikipédia-.

Toujours est-il qu’être heureux, vivre le bonheur, c’est être vraiment bien dans ses escarpins et il faut être clair, il est beaucoup plus facile d’être gai comme un pinçon lorsque tout va bien, lorsque l’on n’a ni stress, ni peur, ni souffrance générées par les événements extérieurs venant troubler cette quiétude. Jusque-là, nous sommes tous d’accord, mais comment faire dans une vie où chaque jour on nous en demande un peu plus, où les tensons sont innombrables et les perspectives d’améliorations plutôt insignifiantes ? Parce que c’est bien ça l’enjeu…

Les différentes méthodes ne prétendent pas, dans un premier temps en tout cas, modifier tout notre environnement, elles assurent néanmoins nous permettre d’améliorer notre état par rapport à ces « événements ». A bien y réfléchir, ils n’ont pas tort, l’important au final, ce n’est pas ce qui se passe  en soi, mais la répercussion que cela aura sur notre moral. Parce que finalement, la seule chose essentielle, c’est d’être heureux, non ?

Nous disions donc, la façon dont on prend l’événement ne modifie pas l’événement à l’instant T. Pourtant, à en croire les adeptes du bonheur en kit, cela modifie considérablement ce qui adviendra dans le futur. La liste est longue, mais si nous devions la résumer, lorsque l’on est heureux, on est en meilleure santé, la capacité d’attention se trouve accrue, on déborde d’énergie, on est capable de bien plus de créativité et par voie de conséquence… Notre existence entière s’en trouve modifiée…

Les débuts du bonheur en boîte…

L’idée ne date pas d’hier et a été mise au point par un Français, le tristement célèbre Emile Coué. La méthode a été moquée pendant des décennies – nous connaissons tous le sketch du dépressif de Danny Boun, « Je vais bien, tout va bien »- et commence peu à peu à retrouver ces lettres de noblesse.

Le pharmacien nantais commence à faire parler de lui dans les années 1920 au travers de ce qu’il nomme alors « l’autosuggestion ».  Il propose de modifier tant ses aptitudes que ses infirmités -physiques et mentales-grâce à « l’implantation d’une idée par soi-même, dans soi-même ».

La méthode est simple, utiliser l’imagination plutôt que la volonté, bien plus solide à son goût, pour atteindre ses objectifs, voire pour se guérir de toutes sortes de maux. La méthode Coué est aujourd’hui utilisée par les coachs les plus prisés que s’arrachent politiciens, chefs d’entreprise et sportifs de haut niveau, elle sert de base à grand nombre de thérapies et s’articule autour de la visualisation de l’objectif, car en vous auto suggérant des choses positives, « Vous prenez confiance en vous et cette confiance vous donne la certitude que vous êtes capable de faire non seulement bien, mais même très bien, toutes les choses que vous désirez faire, à la condition qu’elle soit raisonnable, toutes les choses aussi qu’il est de votre devoir de faire ».

L’accès au bonheur enseigné à Harvard…

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la prestigieuse université d’Harvard dispense à ses élèves des cours de bonheurs et plus exactement sur la façon d’accéder à un bien-être quotidien. De nombreuses études le prouvent, les personnes heureuses sont bien plus efficientes, de quoi joindre l’utile à l’agréable… Le professeur a un nom, il se nomme Tal Ben-Shahar, et s’appuyant sur des bases scientifiques, il enseigne ce que tout le monde aimerait savoir, la façon dont il faut s’y prendre pour être heureux… L’attraction pour ce cours est remarquable, il compte aujourd’hui plus d’étudiants inscrits que le cours d’économie… Un élément de taille pour prendre au sérieux les adeptes de la positive attitude et faire taire les mauvaises langues qui relèvent avec un sourire narquois le manque de lucidité dont peuvent faire preuve les optimistes.

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