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Une victoire dans la lutte contre les rejets toxiques en méditerranée

écrit par le 5/08/2018 et modifié le 31/07/2018 - Ecologie - 0 commentaire

Cela fait plus de 60 ans que le groupe Alteo, avec l’aval de la préfecture des Bouches-du-Rhône, rejette des déchets toxiques en méditerranée. Le Tribunal Administratif de Marseille vient de rendre une décision qui réduit l’autorisation de rejet de déchets de Alteo…

 

 
Depuis plus de 60 ans l’usine d’alumine de Gardanne (Bouches-du-Rhône) du groupe Alteo est autorisée, par arrêté préfectoral, à rejeter ses boues rouges et ses effluents liquides toxiques (aluminium, arsenic, fer) dans la mer méditerranée, au beau milieu du Parc Nationale des Calanques.

Sea Shepherd France, la LPO et Surfrider ont déposé un recours contre l’arrêté préfectoral de décembre 2015 autorisant le groupe Alteo (industriel spécialisé dans la production d’alumines) et son usine de Gardanne à rejeter ses effluents liquides toxiques dans la mer méditerranée jusqu’en 2021.
 

 
Le Tribunal Administratif de Marseille vient de réformer l’arrêté préfectoral et réduit l’autorisation, qui n’est désormais plus valable que jusqu’en 2019, soit 2 ans de moins que ce qui était initialement prévu. Le Tribunal a, en outre, enjoint la préfecture des Bouches Du Rhône à demander à Alteo de compléter son étude d’impact sur les effets cumulés des rejets en mer et du stockage des boues rouges sur le site Mange garri (une zone de 148 hectares sur laquelle l’industriel stocke ses déchets – boues rouges de soude et de bauxite) à Bouc-Bel-Air dans les Bouches-du-Rhône. L’étude d’impact devra être suivie d’une consultation publique et d’un nouvel arrêté préfectoral fixant de nouvelles prescriptions. Ces mesures doivent être prises dans un délai de 6 mois sous peine de voir l’arrêté préfectoral entièrement annulé.

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