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ACT : La vie rêvée (n°3)

Écrit par le 14/06/2015 et modifié le 8/07/2015 - Thème du mois, Voyages et Tourisme - 0 commentaire

On me dit souvent que j’ai de la chance de voyager et de vivre en Thaïlande. J’entends dire : « c’est mon rêve », « et si j’avais 20 ans de moins », « et si je n’avais pas de responsabilités », « j’ai un crédit de maison, une voiture, un boulot, des enfants ». Et si, et si, ET SI…

Image à la une ACT n°2

www.active-conservation-travel.com

Oui, c’est vrai, ce n’est JAMAIS le bon moment. Mais pourquoi s’enfermer dans une vie qu’on ne désire pas ? Pourquoi attendre toute sa vie pour faire ce que l’on aime ? Pourquoi penser tellement au futur qu’on en oublie le présent ?

Toutes les excuses sont bonnes pour freiner ses rêves. En fait, la seule vraie raison est la peur du changement : perdre ses repères, sa routine et ses habitudes.

Je ne pense pas devoir mon mode de vie à la chance. Je fais ce que j’aime car je l’ai décidé. Ma nouvelle philosophie est simple. J’en rêve, or j’ai peur donc je fais. Peu importe d’où l’on vient, ce qui compte le plus est ce que l’on devient. Chacun a la même chance s’il fait les bons choix. Ce serait dommage de passer à côté de sa vie.

Suivez votre passion. Si vous n’en avez pas, alors découvrez-la en voyageant. Attention vous pourriez très bien changer de vie après une telle expérience !
 

Voyager c’est se découvrir

 
Le voyage, c’est d’abord la conquête de soi. On perd ses repères et ses habitudes. Tout est nouveau. On se retrouve ainsi avec soi-même et l’on se remet en question chaque jour. On apprend donc à mieux se connaître et à repousser ses limites.
 

Voyager donne confiance en soi et ouvre l’esprit

 
Aller vers l’autre. Découvrir une culture. Se perdre, se faire aider, remercier et sourire. Des choses simples que l’on ne fait pas assez souvent en France (je trouve).

Il y a quelques années, la timidité était un vrai handicap pour moi. Je vivais avec la peur d’oser. Alors je gardais enfouies mes pensées et souffrais en silence… Je me sentais inintéressante et pensais n’avoir rien à raconter. Aujourd’hui, parler en public ne me pose plus de problème. C’est tout l’inverse. Il est difficile de m’arracher le micro quand je commence à parler des gibbons… Même en anglais ! Le pari était loin d’être gagné.
 

Voyager fait apprécier la vie

 
La société de consommation nous conduit souvent à désirer toujours plus, ce qui fait de nous d’éternels insatisfaits. Il est difficile d’apprécier la vie à sa juste valeur. Avec le voyage, on en revient aux choses simples, à l’essentiel. Il n’y a pas de confort superflu. L’indispensable tient dans un sac à dos. En se libérant de la possession, on apprécie le partage avec les autres. Ce sont des souvenirs qui marquent une vie.

Se sentir libre et privilégiée !

 

La nature est si belle

 
Les paysages de cartes postales sont devenus mon quotidien : couchés de soleil, plages paradisiaques, jungle tropicale, cascades vertigineuses…


 
J’ai fait de la plongée dans des eaux turquoises, j’ai nagé avec des tortues et des milliers de poissons colorés parmi les coraux, j’ai fais du canyoning pour descendre de belles cascades avec une corde, j’ai visité des grottes immenses. J’ai dormi dans un hamac au fin fond de la jungle. J’ai eu les yeux qui brillaient en voyant des gibbons, des orangs-outangs et des rhinocéros libres dans leur milieu naturel.


 

Voir la pollution et la déforestation en face

 
Pourtant cette nature est si fragile, et les activités humaines la mettent en péril. Ce n’est plus seulement à la télévision. En voyageant, on se rend compte que tout est vrai : les cultures grignotent la forêt, les poubelles s’accumulent en pleine nature et les animaux mangent du plastique. Les rivières sont polluées. La forêt se fait brûler, les animaux sont braconnés, les fonds marins sont couverts de poubelles…


 
Agir
 
Deux réactions sont possibles :

  • la fatalité, on ferme les yeux car on y peut rien. Il y a tellement de choses à faire que la peur fige toute action, donc on ne change rien.
  • décider d’agir à son échelle.

J’ai pris la seconde option. J’ai commencé par faire du bénévolat pour contribuer à protéger les gibbons. J’ai changé mes habitudes. Par exemple, finie l’huile de palme : la forêt est saccagée pour cette huile bon marché. Les animaux n’ont plus d’habitat et disparaissent. Le profit au détriment de l’environnement, non merci.

Aujourd’hui ma seule motivation est de préserver la forêt. Mon projet ACT veut y contribuer. Vous l’avez découvert précédemment sur So What? : Une maison d’hôtes alternative en Thaïlande (n°2). ACT offrira la possibilité de voyager tout en contribuant à des actions qui protègent l’environnement comme la reforestation et fera de la sensibilisation.

La suite de mes aventures bientôt sur So What? ! Je vous réserve des surprises…

Pensez à donner un coup de pouce à mon projet de création de maison d’hôtes éco-responsable en Thaïlande en soutenant ma campagne de crowdfunding sur Leetchi et en partageant ces articles ! Mille mercis.
 

 

Photos : © Laetitia.

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