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Adamas maître du jeu – Laurent Ladouari

Écrit par le 8/04/2016 - Livres - 0 commentaire

 
Adamas maître du jeu - Laurent Ladouari

Zoran Adamas est un riche et redoutable homme d’affaires qui ne fait jamais rien au hasard. Lorsqu’il décide de racheter la société 1T, au bord de la faillite, et fait participer ses salariés à un jeu virtuel, le Cosplay, on peut se demander quels buts cache cette manœuvre. Dans cette réalité virtuelle où tout est possible, les règlements de comptent entre les salariés de 1T plongent la société dans le chaos…

Adamas maître du jeu
Laurent Ladouari
Éditions Pocket
Paru le 7 janvier 2016
624 pages
8,50€

 
Laurent Ladouari : né à Marseille en 1974, il a été ingénieur pour des groupes de médias et télécommunications et a travaillé pour le gouvernement sur des sujets relatifs à l’économie numérique. Adamas maître du jeu (titre original Cosplay, paru chez HC Éditions en 2014) est son 1er roman. Il fait partie de la sage « Volution ». L’opus suivant, L’Or des Malatesta paraît en 2016 chez HC Édiitons.

 
En choisissant ce livre, je m’attendais à vivre l’expérience de Cosplay des salariés de 1T : monde imaginaire virtuel, personnalités qui se découvrent, relations entre les salariés de la société qui se troublent…

Autant vous dire que je n’ai rien eu de tout ça.

On commence avec 140 pages d’un ennui profond, avant de rentrer dans le Cosplay. Et d’y rester pour 10 pages environ, totalement inintéressantes. 30 pages en tout dans le livre à peu près sont consacrés à ce monde virtuel que l’on nous fait tant miroitier…

Le prologue est particulièrement inutile et lent – je pensais ne pas en venir à bout. Description de la matinée de Katie, qui postule chez 1T, des vêtements qu’elle porte (un costume ridicule… pour un entretien d’embauche), de son petit-déjeuner avec ses parents, de son papa, du journal du matin… Ennuyeux.

Si le début (enfin 140 pages quand même) du roman décrit les personnages et nous raconte leur vie avant le Cosplay, tous ses éléments auraient pu être disséminés dans le récit, et avec moins de détails ennuyeux.

On comprend bien que le but est de nous décrire ce monde du futur dans lequel se déroule l’action, mais, non seulement on ne voit pas bien l’utilité de placer l’action dans le futur – ça n’apporte rien à l’histoire et on nous perd donc dans des descriptions de cette nouvelle société – mais en plus cette société du futur qui a vu l’explosion de la bulle Internet, la fin de Microsoft et Google, les voitures qui roulent avec un moteur à aimant (écologique donc)… est toujours (voire plus) sexiste !

Oui, Mesdames, dans le futur (idéal ?) de ce romancier, on a bien évolué sur le plan économique, écologique, mais le sexisme perdure. Et pas qu’un peu ! Les femmes sont presque toutes des assistantes (et n’ont pas de postes à responsabilités), sur lesquelles leurs employeurs, masculins donc, se déchaînent en les malmenant, les insultant, leur hurlant dessus – et elles de chouiner dans leur coin sans s’affirmer face à leur agressif employeur – bref, les considérant comme de vulgaires chaussettes malodorantes… Une seule femme de la société a un poste à responsabilités, et elle l’a obtenu en couchant avec le patron (un homme donc). Et il semble même qu’elle doive faire une fellation à son employeur tous les matins pour conserver son emploi (c’est écrit dans le livre, mais pas comme ça). Sexisme encore avec une description de l’une des femmes de la société qui a « l’élégance d’une courtisane japonaise » (le compliment qui consiste à comparer une femme à une prostituée…) ou mieux encore avec la réflexion de l’une des assistantes de la société : « Si c’est la fin du monde, autant se faire belle. » N’y avait-il donc aucune femme éditrice le jour de le relecture du livre ?!

Il y a bien quelques paragraphes dans la 1ère partie du livre qui nous décrivent les personnages et qui sont assez sympa. Avant d’autres nombreuses pages inutiles et ennuyeuses. Notamment le fameux entretien d’embauche de Katie qui se déroule de manière étrange, et Katie de ne pas se demander si elle sera payée et combien (c’est une femme, ça doit être pour ça…).

Que dire des quelques pages de Cosplay ? Il y en a trop peu pour qu’on plonge dans ce monde qu’on attend avec impatience, et il ne s’y passe pas grand chose ; les employés de 1T ont des costumes de personnages historiques ou imaginaires, on trouve Napoléon, Zorro… Une cour de récréation avec des adultes dans des tenues de personnages célèbres qui se racontent des tas de trucs sans queue ni tête et inintéressant.

Bref, ce livre ne m’a pas convaincue !

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