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Belle – Robin McKinley

Écrit par le 29/06/2015 et modifié le 4/07/2015 - Livres - 0 commentaire

 
Belle

Belle vit avec ses 2 sœurs aînées et son père. Elle est plus intelligente que jolie, aime les chevaux et la lecture. La famille est aisée jusqu’à ce qu’une catastrophe ne la ruine. Belle, ses sœurs et son père quittent la ville pour s’installer dans un petit village dans le Nord et y reconstruire leur vie. Le père de Belle va croiser, en se perdant dans la forêt voisine, la Bête, qui vit cachée dans son immense château où la magie règne, et le destin de toute la famille sera changé…

Belle
Robin McKinley
Éditions Pocket
Parution : 11 juin 2015
245 pages
7,30€

 
Robin McKinley : auteure de fantasy américaine, née dans l’Ohio (États-Unis) en 1952, connue pour ses réécritures de contes et fables classiques. Elle a reçu le World Fantasy Award et le Mytopoeic Award pour son rôle dans la fantasy contemporaine.

Site officiel : www.robinmckinley.com.

Page Twitter officielle : @robinmckinley.

 
L’idée d’une réécriture version fantastique du conte La Belle et la Bête m’a tout de suite plu. Et j’aime bien la couverture ! Oui, mais voilà.

Le roman est assez court (un peu plus de 200 pages) et il faut attendre la page 103 pour que Belle aille enfin dans le château de la Bête. Entre temps, notre patiente est mise à rude épreuve. On entre dans la vie de la famille de Belle, ses sœurs sont jolies, elle non, son père est aimant, puis la ruine, puis la petite maison à la campagne toute proche de la forêt. Le roman est écrit à la 1ère personne du singulier, c’est Belle qui raconte son histoire. L’auteure-narratrice nous a répété 10 fois au moins que Belle n’était pas très jolie… On a bien compris qu’elle était complexée. Et on a eu le temps de se lasser. Le style est, en outre, parfois simpliste. Et le lecteur ressort de l’histoire souvent pour hausser les sourcils en lisant certaines phrases (notamment les réflexions de Belle entre parenthèses régulièrement simplistes et presque toujours de trop)…

Lorsque Belle arrive dans le château de la Bête, le lecteur n’a donc plus très envie de savoir ce qui va se passer en fait. D’autant plus que la 1ère partie de roman ne sert pas à grand chose. Quelques incohérences (voire énormités) dans la 2ème partie finissent de gâcher notre plaisir. Au milieu d’une description de la salle à manger (magique) du château (magique aussi donc) de la Bête, entre luxe, satin, or, argent, velours, et table dressée avec 6 couteaux pour chaque assiette et une profusion de nourriture, il y a… des sceaux de glace pilée dans lesquels sont placés des bouteilles de vin. Inadmissible. Je sais bien que l’auteure est américaine, mais si la Bête et son château magique prétendent s’y connaître un minimum en usages de la bonne société, cette erreur est alors impardonnable. Oui, c’est un détail, mais quand même. Et je vous garde ma réplique préférée pour la fin : lorsque Belle a passé sa 1ère nuit dans le château de la Bête, contrainte et forcée (comme dans le conte, mais je ne vous raconte pas tout non plus, si jamais vous voulez lire le roman…), après une mauvaise nuit (on peut comprendre), effrayée, inquiète, elle commence par retrouver son cheval (au nom tellement cucul la praline que je ne vais même pas vous le donner) et partir faire une sortie dans les parcs du château avec lui, histoire de prendre l’air je suppose. Elle a tellement galopé et le décor autour d’eux a tellement changé qu’elle se demande s’ils sont encore sur les terres de la Bête. Réflexion logique : « – Il est temps de rentrer, marmonnai-je. […] Je n’allais tout de même pas chercher à m’échapper dès mon premier jour de captivité. » Ben non ! Il faut toujours attendre quelques jours (de politesse ?) avant de tenter de s’échapper lorsqu’on est captif…

Sur cette pensée profonde, ma chronique de Belle de Robin McKinley s’achève, non sans ajouter que c’est fort dommage que ce roman nous laisse cette mauvaise impression, il y a du potentiel, les descriptions du château sont agréables, et le mystère entourant la forêt est, au début, pas mal écrit.

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