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“Booth babes” : sois belle mais pourquoi ?

Écrit par le 10/02/2014 et modifié le 3/07/2015 - Jeux vidéo - 0 commentaire

Un directeur de marketing est arrivé au constat que les “booth babes” ne sont pas une valeur ajoutée aux conventions où on peut les… admirer.

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“Booth babes don’t work”. Voilà le dur message que Spencer Chen, directeur de marketing et de la croissance pour Frontback, veut visiblement faire passer. Les “booth babes”, que je me refuse à traduire par peur de l’inconnu, vous en avez probablement déjà vu, par exemple lors de reportages sur différents salon de jeux vidéo tels que l’E3 et la gamescom. Légères et court vêtues, elles sont là pour attirer le visiteur sur le stand de l’éditeur qui les a embauchées et représentent pour certains une bonne raison de traîner ses guêtres dans les allées de ces conventions souvent bondées de monde et de sueur.

Vous noterez que depuis pas mal d’années, des restrictions budgétaires ont vu le nombre de ces “booth babes” drastiquement diminuer. Et à en croire les dires de Spencer Chen, ce serait presque une bénédiction. Pour lui, cette pratique, “une relique de vieilles entreprises”, est “indéfendable” surtout d’un point de vue financier. Il rapporte l’exemple d’un évènement où deux femmes d’un certain âge (l’une d’entre elles était grand-mère) occupaient un certain stand et des “babes” traditionnelles un autre. Il s’est avéré que le premier stand a généré un tiers du trafic pédestre tandis que le second a été responsable de moins de la moitié de ce trafic.

Rien d’étonnant après que Spencer ait déclaré qu’historiquement, ses représentants ont toujours enregistré de meilleurs résultats sans engager ces “booth babes”. Ces dernières seraient “intimidantes”, “paresseuses”, n’auraient pas le bagage nécessaire pour engager et maintenir une discussion avec des dirigeants d’entreprises qui préfèreraient aller directement voir leur pairs, et, pour finir, délivreraient des infos de piètre qualité. Spencer Chen conclut en pointant le fait que son discours ne vise pas à relancer le débat sur l’exploitation des femmes à des fins purement superficielles. Mais juste à dire que, les… hôtesses de stand (ça va, je m’attendais à pire), ça ne fonctionne pas.

Source : Booth Babes Don’t Work (TechCrunch)

(Illustration : Élodie Garcia)

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