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Business au Féminin

Écrit par le 13/10/2011 et modifié le 8/11/2016 - Mes droits - 6 commentaires »

Parlons business mais pas seulement

Parlons plus précisément de réseau professionnel féminin englobant un large spectre de l’activité professionnelle et personnelle de la femme comme la création, l’évènementiel, le coaching et bien d’autres..Le « Club Business féminin » est réel, dynamique, varié et initiateur de projets. Internet comme support multimédia, la femme est active en affaires et le net en est une belle démonstration.

Que peut-il y avoir de spécial pour le nommer spécifiquement et de fait, le distinguer des autres affaires sur le net et plus globalement dans notre société ?

La touche féminine c’est d’abord un environnement participatif au service de l’entreprenariat fémimin tant au niveau de l’expérience, de l’information, de la promotion.. Mais au demeurant, c’est bien plus puisqu’à contrario des autres réseaux professionnels, celui-ci privilégie et s’adresse aux femmes. Plus qu’un réseau c’est une véritable communauté solidaire et dynamique qui prend forme. Phare sur l’activité féminine, Internet permet de voir l’engouement et l’énergie qui anime le business féminin car oui il existe bel et bien un monde des affaires sur le net propre aux femmes. Le premier facteur distinctif est la volonté de se regrouper par genre et de fonder un réseau fort. Donner aux monde des affaires un autre jeu, un autre écho, une autre qualité pour que l’activité professionnelle soit une réussite et un épanouissement. Et l’ère du net est une vraie bouffée d’oxygène pour le business made in woman.

 

Construire un point de gravité dans un vaste réseau dédié ? C’est possible

La force d’une communauté c’est tout d’abord une solidarité et une information complète et rapide d’accès. C’est aussi des repères et des lieux qui permettent de recevoir , travailler, vendre, se développer mais aussi pour échanger, progresser, se faire connaître comme nous l’indique le réseau Potentielles qui propose un hôtel d’activités, premier du genre et premier de Marseille. Ce réseau a pour but de créer une matrice féminine professionnelle et relationnelle à richesses diverses et variées : artisanale, artistique, économique…et de se retrouver en un point physique concrétisant l’approche virtuelle. Au sein de son magasin alternatif visible sur leur site internet, le réseau “Potentielles” propose actuellement un lieu de découverte artistique et artisanale tel que la mode en tailles extrêmes ( 15 octobre 2011 ) ou alors un showroom créateurs ( du 17 au 21 octobre 2011 ) et bien d’autres encore..

Depuis 1999, un autre réseau s’active, le réseau professionnel féminin des technologies de l’information et de la communication, Cyber-Elles, association professionnelle d’e-entrepreneuses et dirigeantes. Pour le réseau “Cyber-Elles”, l’outil Internet et le secteur des TIC peuvent être des facteurs de réussite professionnelle, d’émancipation et d’équilibre, notamment pour les femmes. Fédérer les femmes ayant la passion d’entreprendre et développer leur potentiel dans le secteur d’internet et des nouveaux médias, ce réseau propose un accompagnement de croissance pour les e-entrepreneuses.

Promouvoir le projet féminin, voilà l’idée principale qui peut ressortir du mouvement « business au féminin » sur Internet.

L’outil internet a modernisé les rapports sociaux mais il a aussi et de manière exclusive, ouvert une vaste fenêtre d’opportunités pour la femme. En somme, il s’agit de s’emparer de l’e-entreprenariat en communauté et de le placer sur orbite tout en créeant un mouvement d’ensemble. Le tout peut être polarisé pour être plus fort. Un monde dans le monde de l’entreprenariat, celui d’un leadership.

 

Impulser un leadership féminin

Qui dit alternative dit autre vision. En quoi cette vision se distingue d’un autre réseau professionnel ? Enfin de compte, qu’est-ce qui nous permet de qualifier le business féminin comme un réseau à vocation d’être un leadership notamment sur Internet ?

Le regroupement. Le fait d’agréger un ensemble de femmes autour de projets professionnels. Cela peut s’identifier par différents réseaux comme ceux évoqués plus haut mais aussi : Femmes et Entreprises en BretagneEntreprendre au féminin Bretagne est un réseau social à vocation professionnelle dont le but premier est d’accompagner les parcours professionnels des femmes en développant leurs compétences entrepreneuriales. Où encore celui de [email protected] qui permet d’avoir accès aux informations clés autour de la création d’entreprise et de l’entrepreneuriat, des sources d’inspiration, des opportunités d’affaires, des guides pratiques pour vous familiariser avec l’utilisation d’Internet  pour votre Business. L’objectif de mettre en avant l’entreprenariat féminin, de le soutenir, de l’enrichir et de le porter ensemble, voilà des élèments constitutifs d’un leadership.

D’ailleurs Asmaa Lahlou, fondatrice du site, démontre clairement dans sa présentation l’une des particularités féminines dans leurs démarches d’entreprenariat en déclarant : « me mettre à mon compte en mettant mes compétences informatiques et de communication au service de ceux qui en ont besoin (…)». La femme est solidaire en affaires. Elle a conscience que l’union fait la force. Les réseaux professionnels féminins ne sont pas juste un conglomérat d’expériences participatifs. C’est aussi le souci d’élever un mouvement d’ensemble dans un but précis : Se hisser en véritable leadership sur le net et corrélativement dans notre société. Qui a dit que les femmes n’étaient pas solidaires entre elles ?

«Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles » (Sénèque)

Cette citation évoqué est révélatrice de la volonté de pousser les femmes à entreprendre, à s’émanciper du monde classique des affaires dominé par les hommes, en somme, osez mesdames, vous n’êtes pas seules et suivez ce fil rouge : Votre projet est une pierre de plus à l’édifice du leadership féminin. Alors n’hésitez pas à partager votre expérience et votre projet entre vous !

 

Lumière sur : Emma, e-entrepreneuse et fondatrice du site de vente en ligne ma-perle.fr

SoWhat Magazine : Bonjour Emma et bienvenue dans le réseau SoWhat ? Magazine. Pouvez-vous en quelques mots nous évoquer votre parcours initial ?>

Emma : Bonjour, j’ai un Master 2 à l’ISEG Paris (ESC), j’ai choisi pour spécialisation la filière « Entreprenariat ». A l’époque, je n’avais pas vraiment de projet de création d’entreprise, mais ma curiosité m’avait poussée vers cette spécialisation.

SoWhat Magazine : C’est donc par la suite que l’idée d’entreprendre est venue ?

Emma : Après plusieurs expériences plus ou moins longues, à des postes différents (Marketing, Communication, Chargée de clientèle, Commerciale, Chef de projet…) et dans des secteurs d’activité différents (Formation professionnelle, Packaging, Soutien scolaire, Services aux personnes…), en tant que salarié, j’ai réalisé que ce statut ne correspondait pas du tout à mes attentes et à mes ambitions.

SoWhat Magazine : Le fait d’avoir une complète lisibilité sur votre travail, vous rends donc plus épanouie ?

Emma : En effet, afin d’être motivée et performante, j’ai besoin d’avoir tous les tenants et les aboutissants d’un projet, d’en connaitre tous les enjeux et les objectifs, et surtout d’avoir un retour sur les résultats obtenus. Enfin, et c’est un point non négligeable, j’avais un réel besoin d’autonomie dans mon activité professionnelle.

SoWhat Magazine : Quelle a été votre démarche pour vous émanciper professionnellement parlant et in fine, créer votre entreprise ?

Emma : En partant de cette volonté, il convenait de lister mes envies, mes compétences et les moyens (financiers entre autres) dont je disposais. C’est suite à cela que l’idée d’un site Internet marchand m’est venue : une formation de base sur le e-commerce, peu d’investissements de départ, une grande souplesse quant aux horaires et au lieu de travail et une mise en œuvre rapide.

SoWhat Magazine : Pourquoi avoir choisi la perle comme produit plutôt qu’un autre ? Le marché est-il prometteur sur le net ?

Emma : Le choix du produit s’est fait d’abord par centre d’intérêt : étant une amatrice de bijoux et de loisirs créatifs en tous genres, l’idée première était de proposer des bijoux de petits créateurs à la vente. J’ai donc fait une rapide étude de marché, et il est apparu clairement que ce secteur regorgeait de concurrents. Il existe plusieurs centaines de sites web marchands proposant des bijoux de tous types. La pénétration de ce marché semblait donc compromise voire impossible.

SoWhat Magazine : Dans ce cas pourquoi avoir tout de même investit dans ce business?

Emma : C’est en me levant un matin et en mettant mes boucles d’oreilles « fétiches » en perles de rocailles que j’ai eu l’idée définitive : vendre des perles et tous les accessoires nécessaires à la création de bijoux et d’objets à base de perles. L’idée était trouvée : allier une passion à une activité me permettant de vivre, et peut-être même de vivre très bien.

SoWhat Magazine : Mais ce marché n’est-il pas saturé par la concurrence ?

Emma : De nombreux sites marchands proposent à la vente des perles et accessoires liés aux perles. Cependant, j’ai pu dénombrer seulement 4 concurrents sérieux (importance sur les moteurs de recherche Google et Yahoo, Chiffre d’affaires, Résultats, lisibilité de l’offre). L’intensité concurrentielle basée sur ces 4 concurrents principaux est relativement forte (guerre des prix sur certains types de perles dites « classiques »). Attention cependant : les offres sont très similaires d’un concurrent à l’autre, par conséquent le moyen de se faire connaitre est de proposer des produits type « exclusifs » ou « nouveautés ».

SoWhat Magazine : Quelles premières impressions pouvez-vous nous faire partager sur l’e-entreprenariat?

Emma : Travailler sur le web est un vrai métier à part entière. Tous les codes sont différents dans le “monde virtuel”. Le web est notre seule vitrine, alors il faut la soigner, et ce n’est pas toujours chose aisée.

SoWhat Magazine : Quelle valeur ajoutée apporte Internet à votre entreprise ?

Emma : Les frontières tombent, et le monde entier peut être notre client. Les perspectives ne cessent d’évoluer, car il y a de plus en plus d’adeptes de l’achat sur Internet, et même les personnes âgées s’y mettent, le champ des possibles est infini. Cela permet d’avoir des prix bien plus intéressants qu’en boutique classique, car les charges sont considérablement moindres sur le web.

SoWhat Magazine : Les possibilités qu’offre Internet, permettent-elles de constituer rapidemment un portefeuille clientèle?

Emma : Communiquer sur le web peut sembler facile, mais détrompez-vous. Le référencement sur les moteurs de recherche et les réseaux sociaux est extrêmement coûteux, et les campagnes publicitaires également. Le bouche à oreille est le meilleur moyen de véhiculer une image de marque positive, mais le travail pour obtenir ce type de recommandations est parfois long et fastidieux.

SoWhat Magazine : Sur un plan plus personnel, que vous apporte le fait d’être une e-entrepreneuse?

Emma : L’ouverture de ma-perle.fr m’a permis d’organiser ma vie comme je le souhaitais. Me lancer sur Internet a été la meilleure décision que j’ai prise jusqu’à présent, et même si le lancement peut parfois décourager, ce n’est rien face à la satisfation personnelle d’être son propre patron, et surtout rien par rapport aux débouchés considérables qu’offrent le web. Une fois que le site Internet commence à marcher, c’est le bonheur assuré!

SoWhat Magazine : Merci Emma pour votre témoignage, l’équipe de SoWhat Magazine vous souhaite une très bonne continuation.

Emma : Merci à So What? Magazine de permettre à de jeunes entrepreneurs comme moi de s’exprimer. Et avis aux lecteurs et lectrices : sauter le pas de l’entreprenariat et du e-business est parfois délicat, mais je suis maintenant une des premières à recommander ce support à mes connaissances. Internet est vraiment l’avenir du commerce à mon sens.

Chiffres clés

En France, l’e-commerçe c’est :

  • 93 euros de panier moyen par acheteur sur une année.
  • Croissance de : + 30% en 2008, + 35% en 2009, + 19% en 2010.

Selon la FEVAD ( Fédération e-commerce et vente à distance ), 97% des acheteurs sont satisfaits. L’e-commerçe a bien intégré la chaîne logistique. Le workflow (gestion de contenu + gestion des stocks) s’est bien mis en place sur les sites marchands.

Sites recommandés :

Article à lire :

LB

Quelque chose à ajouter ?

  1. Bruno - 20 octobre 2011 à 9 h 45 min

    Oui dommage je n’étais pas dispo à ce moment là..

  2. Alex - 19 octobre 2011 à 22 h 33 min

    Une journée très intéressante aujourd’hui au programme de la Silicon Radio qui était consacré aux entrepreneurs. On a pu entendre de nombreuses femmes lors des différents programmes avec une vision très intéréssante.

  3. Bruno - 15 octobre 2011 à 12 h 09 min

    Merci pour ton com’ Alex. Je suis allé voir le site que tu évoques, il est pas mal du tout !

  4. Alex - 15 octobre 2011 à 10 h 49 min

    Ça fait déjà un moment que les femmes sont omniprésentes sur les réseaux sociaux (que ce soit au niveau du nombre de membres ou du temps passé) et adeptes des nouvelles technologies.

    Toutes les études des dernières années l’ont démontrées depuis un moment. Celle-ci vient juste confirmer les précédentes études (j’en ai lu pas mal pour mon mémoire)

    Après pour ce qui est de l’esprit d’entreprendre au féminin, je citerais un autre site : http://lesfemmesduweb.com/ qui est un site regroupant les start-up lancées par des femmes et dont la créatrice est de Rennes (oui un peu de pub pour la région) 😉

  5. Bruno - 14 octobre 2011 à 10 h 23 min

    Ce qui est plutôt encourageant, et ceci n’était pas forcément attendu, c’est que les femmes sont en train de très bien prendre le virage des Technologies d’information et de communication comme le démontre l’article que j’ai mis en lien à la fin du sujet « Les réseaux sociaux et smartphones, plutôt l’apanage des femmes ( étude ) ».

  6. Marie-Aube - 13 octobre 2011 à 17 h 40 min

    Intéressant!
    Je ne me préntends pas économiste mais c’est sûr qu’Internet semble avoir pas mal d’opportunités encore à imaginer…

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