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Certaines n’avaient jamais vu la mer – Julie Otsuka

Écrit par le 27/12/2013 et modifié le 14/11/2018 - Livres - 0 commentaire

Des Japonaises ont quitté leur pays, leur famille, leurs racines, pour retrouver un mari qu’elles n’avaient encore jamais vu aux États-Unis, au début du XXème siècle. Elles ont mis tous leurs espoirs dans leur mariage et leur déception n’en a été que plus rude…

 

Résumé

Des Japonaises ont quitté leur pays, leur famille, leurs racines, pour retrouver un mari qu’elles n’avaient encore jamais vu aux États-Unis, au début du XXème siècle. Elles ont mis tous leurs espoirs dans leur mariage et leur déception n’en a été que plus rude : elles sont venues pour travailler, vivre avec un homme qu’elles ne connaissaient pas, avoir des enfants, ne jamais se sentir à leur place, puis subir la guerre américano-japonaise, être rejetées, oubliées.

Certaines n’avaient jamais vu la mer
Julie Otsuka
Éditions 10/18
Parution : septembre 2013
144 pages
6,60€

Auteure

Julie Otsuka : née le 15 mai 1962 à Palo Alto en Californie, auteure américaine d’origine japonaise. Elle a reçu le Prix Femina étranger en 2012 pour son roman Certaines n’avaient jamais vu la mer.

Bibliographie :
Certaines n’avaient jamais vu la mer, Éditions Phébus, 2012
Quand l’empereur était un dieu, Éditions Phébus, 2004

Site officiel : www.julieotsuka.com

Notre avis

Ce joli roman se lit un peu comme un poème, rédigé à la première personne du pluriel.

Le lecteur traverse d’abord l’océan pacifique avec les japonaises émigrées, et entend leurs rêves, leurs espoirs, leurs questions. Et imagine déjà leur déception. Puis nous les accompagnons dans leur nouvelle vie américaine, parfois pas trop malheureuse, parfois malheureuse, rarement heureuse. Nous comprenons un peu pourquoi il leur a été difficile de s’intégrer dans un monde si différent du leur : sans aide, sans espoir, avec pour seul but de travailler – dur. Puis la guerre entre les États-Unis et le Japon et les Japonais vivant près des côtes américaines sont déportés vers le centre du pays. Puis oubliés par leurs anciens voisins. Comme s’ils n’avaient jamais existé. Le roman s’inspire de la vie d’émigrants japonais et nous plonge dans leur étrange parcours, sans pathos ni descriptions sordides, juste des morceaux de vie.

Très joliment écrit.

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