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Ces rêves qu’on piétine – Sébastien Spitzer

Écrit par le 14/06/2019 et modifié le 14/06/2019 - Livres - 0 commentaire

Fin du mois d’avril 1945, Berlin est assiégée. Magda Goebbels se rend, avec ses 6 enfants, dans un bunker, et y rejoint des dignitaires nazis. Pendant ce temps, une petite fille, Ava, née dans un camp de concentration, détient des lettres cachées de prisonniers, dont celles de Richard Friedländer, le père de Magda Goebbels.

 
Ces rêves qu’on piétine Sébastien Spitzer

Résumé

Fin du mois d’avril 1945, Berlin est assiégée. Magda Goebbels est devenue la femme la plus puissante du IIIème Reich. Elle s’enferme avec ses 6 enfants dans un bunker, avec Hitler, son mari et d’autres dignitaires nazis. Elle sait que ni elle, ni ses enfants, ni Hitler, ni son mari ne ressortiront… Pendant ce temps, une petite fille, Ava, née dans un camp de concentration, détient des lettres cachées de prisonniers. Parmi ces lettres, celles de Richard Friedländer, le père de Magda Goebbels.

Ces rêves qu’on piétine
Sébastien Spitzer
Éditions Le Livre de Poche
Paru le 2 janvier 2019
352 pages
7,90€

Auteur

Sébastien Spitzer est journaliste. Ces rêves qu’on piétine est son 1er roman.

Son site : sebastien-spitzer.com.

Notre avis

Un roman très fort, passionnant, dur.

Ces rêves qu’on piétine est un roman très documenté. Les personnages ont tous ou presque existé ou sont inspirés de personnages ayant existé. Les faits décrits sont appuyés sur des récits, témoignages, recherches.

Le lecteur entre dans la tête de Magda Goebbels, sans pour autant la comprendre tout à fait. Mais Magda Goebbels est complexe autant qu’horrible : elle fut éperdument amoureuse d’un Juif, son père est Juif, elle les laisse mourir tous les 2, croise le chemin de Joseph Goebbels et d’Adolph Hitler, fait sienne la doctrine nazie, devient fanatique, tue ses enfants avant de mettre fin à ses jours… Le romand débute lorsque Magda Goebbels se rend dans le bunker où elle finira sa vie. À travers ses pensées et souvenirs on en apprend plus sur son enfance, la pension en Belgique, sa mère… On se rapproche de Magda Goebbels aussi grâce aux lettres (imaginaires) de son père Richard Friedländer. Elles sont poignantes et magnifiques.

Le lecteur suit aussi Ava, une petite fille rescapée des camps. Les passages du roman suivant Ava et d’autres prisonniers des nazis sont très durs. On pénètre dans l’horreur des camps, des hommes et des femmes…

Le rythme est soutenu, on passe tour à tour de Magda à Ava aux lettres de Richard Friedländer. 3 vies tellement différentes et pourtant liées, même même de manière indirecte, même un tout petit peu. L’écriture de Sébastien Spitzer est agréable. Le roman est émouvant, érudit (j’y ai lu et appris pas mal de mots que je ne connaissais pas…), documenté.

Un très beau livre. Je vous le conseille.

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