Proposer un article

C’est le cœur qui lâche en dernier – Margaret Atwood

Écrit par le 6/11/2018 et modifié le 14/11/2018 - Livres - 0 commentaire

Stan et Charmaine vivent dans leur voiture : la crise qui fait sombrer les États-Unis est passée par là. Un jour, Charmaine voit à la télévision une publicité pour Consilience, une ville qui accueille des nouveaux résidents et leur offre emploi, logement, nourriture, sécurité. La seule contrainte à Consilience : vivre 1 mois sur 2 dans la prison de la ville (où ils auront aussi un travail, seront logés et nourris…). Et, pendant ce mois passé en prison, une autre famille occupe le logement, avant de passer à son tour 1 mois en prison. Stan et Charmaine n’hésitent pas longtemps et s’installent à Consilience.

 

Résumé

Stan et Charmaine vivent dans leur voiture : la crise qui fait sombrer les États-Unis est passée par là. Un jour, Charmaine voit à la télévision une publicité pour Consilience, une ville qui accueille des nouveaux résidents et leur offre emploi, logement, nourriture, sécurité. À crise de grande ampleur, solution extraordinaire… La seule contrainte à Consilience : vivre 1 mois sur 2 dans la prison de la ville (où ils auront aussi un travail, seront logés et nourris…). Et, pendant ce mois passé en prison, une autre famille occupe le logement, avant de passer à son tour 1 mois en prison… Stan et Charmaine n’hésitent pas longtemps – au vue de leur situation désastreuse – et s’installent à Consilience. Tout se passe bien pour eux, jusqu’à ce que Stan découvre un mot glissé sous le réfrigérateur de leur maison à Consilience : Je suis affamée de toi. C’est là que les problèmes commencent. Ou avaient-ils déjà commencé avant ?

C’est le cœur qui lâche en dernier
Margaret Atwood
Éditions 10/18
Paru le 16 août 2018
480 pages
8,80€

Auteure

Margaret Eleanor « Peggy » Atwood est née en 1939 à Ottawa dans l’Ontario (Canada). Romancière, poétesse et critique littéraire, elle a commencé à écrire à 16 ans. Elle est diplôme d’Harvard, a enseigné dans plusieurs universités au Canada et aux États-Unis. Elle a reçu plusieurs prix pour ses romans : notamment le Prix Arthur C. Clarke en 1987 pour La Servante écarlate (The Handmaid’s Tale), dont est issu la série éponyme diffusée sur TF1 Séries Films en France. Et le Booker Prize en 2000 pour Le Tueur aveugle (The Blind Assassin). Margaret Atwood est lauréate de 10 doctorats honoris causa et chevalier des Arts et des Lettres.

Son site : margaretatwood.ca.

Notre avis

Attention cette critique contient quelques spoïlers !

L’écriture m’a surprise au début, je pensais que c’était un enfant qui racontait l’histoire. Mais non. Je venais de terminer de lire La disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez (que j’ai beaucoup aimé !) avec son style journalistique, peut-être est-ce la transition entre les 2 livres qui m’a demandé une petite adaptation… Je me suis ensuite habituée au style de Margaret Atwood.

Le roman est intriguant dès le début (dès la 4ème de couverture en fait). On a hâte de découvrir Consilience, qu’on déteste par avance : cette nouvelle ville au concept très particulier nous paraît cacher quelque chose de très louche… (Et on connaît les histoires de Margaret Atwood aussi…) Il y a du suspens, on se demande où l’histoire va nous mener…

Puis l’ambiance entre nos 2 personnages principaux, Stan et Charmaine, devient de plus en plus glauque (ce n’est rien de le dire). J’ai rapidement détesté Charmaine (et c’est bien normal, je trouve…). Le roman lui-même devient glauque au fil des pages. Je m’attendais à un drame (peut-être influencée par la série The Handmaid’s Tale : La Servante écarlate adaptée d’un roman éponyme de Margaret Atwood et diffusée sur TF1 Séries Films en France). Et le roman est en fait une comédie un peu loufoque et satirique. Ce n’est pas un style que j’affectionne généralement.

Vient ensuite un moment où le roman part complètement en cacahuètes ! Il y a des robots sexuels, des faux Elvis Presley, des femmes humaines à qui on fait un lavage de cerveau afin de les rendre amoureuses et dociles, il y a conspiration sur conspiration, un personnage qui peut tout faire et tout contrôler – et perd donc en crédibilité… La révélation finale n’est pas surprenante.

Bref, j’ai été déçue par ce roman.

Laisser un commentaire