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Father – Vito Bruschini

Écrit par le 17/08/2013 et modifié le 11/02/2019 - Livres - 0 commentaire

Sicile dans les années 20, l’aristocratie vit ses dernières heures, la pauvreté et la faim donnent naissance à des révoltes communistes, les propriétaires terriens veulent défendre leurs possessions. Le prince Ferdinando Licata compatit avec les plus déshérités. Tout le monde l’appelle le Father, u patri. Mais tout a un prix pour les Siciliens dit-on. De la Sicile à New-York, il fait croître son influence, non sans déverser du sang…

 

Résumé

Sicile dans les années 20, l’aristocratie vit ses dernières heures, la pauvreté et la faim donnent naissance à des révoltes communistes, les propriétaires terriens veulent défendre leurs possessions. Le prince Ferdinando Licata compatit avec les plus déshérités. Et il a des valeurs, protège ceux qui l’entourent. Tout le monde l’appelle le Father, u patri. Mais tout a un prix pour les Siciliens dit-on. De la Sicile à New-York, il fait croître son influence, non sans déverser du sang, non sans causer de dommages à son entourage. La montée du fascisme et la Seconde Guerre mondiale sont appropriées par le Father qui continue d’accroître son pouvoir aux Etats-Unis et en Sicile.

Et puis il y a ce secret qui hante le village de Salemi en Sicile dont le Father est issu. Un secret bien gardé. Mais à quel prix ?

Father
Vito Bruschini
Editions Pocket
Parution : janvier 2013
704 pages
9,10€

Auteur

Vito Bruschini est né à Rome en 1943, il est scénariste, journaliste et assistant réalisateur. Il a coécrit des films documentaires et des programmes culturels. Father est son premier roman.

Notre avis

On suit l’évolution du discret et impitoyable Father, u patri, depuis la décision des propriétaires terriens – sur son idée – d’appuyer leur influence sur les populations en leur faisant croire à leur compassion, jusqu’à l’apogée de son pouvoir à New-York et au rôle joué par la mafia lors de la Seconde Guerre mondiale.

On découvre comment son influence a crû, comment son pouvoir s’est étendu, et on le découvre lui, ce que devenir le Father lui a coûté en sacrifices et lui coûte encore, on apprend au fil des pages quelles sont ses valeurs, son intelligence, on lui fait même rapidement confiance nous aussi ! On est même de son côté dans les guerres entre familles mafieuses aux Etats-Unis !

Le roman commence par une paisible description de paysage sicilien la nuit tombée. Puis un carnage, le massacre d’une famille, sauf un petit garçon qui survit à ces crimes. C’est un peu là que tout a commencé. Ce garçon devenu jeune homme sera un tortionnaire sadique, Iano. Ceci explique cela. Il y a aussi son rival, Saro, jeune homme romantique et bien élevé, qui ne semble pas vraiment maîtriser sa vie, que les circonstances ont pas mal bousculé.

Iano es Saro sont chacun liés d’une manière différente au Father. Tout est lié au Father.

De l’amour, de la haine, beaucoup de haine, et beaucoup d’amour.

L’auteur nous offre une immersion dans le milieu mafieux de la Sicile des années 20 aux années 40, en passant par New-York. On défie le temps, parfois en 1921, parfois en 1939, en 1943, on découvre et reconstitue les morceaux de ce puzzle sicilien. Pauvreté, révoltes, communisme, fascisme, nazisme, guerre, tout n’est qu’une excellente raison pour Fardinando Licata de se frayer un chemin jusqu’au sommet.

On suit le Father, on suit aussi le quotidien du village de Salemi où il vit, et plusieurs de ses habitants, Iano et Saro, plusieurs familles du village, et les rivalités entre familles siciliennes mafieuses à New-York.

Un roman époustouflant !

On ne peut lâcher les 200 dernières pages dans lesquelles tout s’accélère à New-York et en Sicile, avec la Seconde Guerre mondiale notamment, le F.B.I., la Cosa Nostra, et le retour en Sicile que nous avions quittée 4 ans plus tôt. Et nous voyons le Father grimper au firmament de son influence, nous découvrons les destins des familles laissées à Salemi, les bouleversements dans la vie de Saro.

On s’attache au Father (oui !), on s’attache à Saro, puis on s’en détache un peu, on haie Iano mais on compatit aussi et on s’inquiète aussi pour le Father, pour tous les autres.

A lire, je vous le conseille vraiment !

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