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Journal intime du XXIème siècle

Écrit par le 8/12/2015 et modifié le 13/11/2015 - Conso - 0 commentaire

Vous souvenez-vous de votre journal intime (de vos journaux intimes) de petite fille ou d’ado ? Plein de poèmes (ridicules), de pensées (profondes) sur Nico qui vous a dit « pardon » aujourd’hui après vous avoir écrasé et irrémédiablement brisé 3 orteils dans la cour, et c’est forcément un signe… (Et 15 ans plus tard, vous vous êtes aperçue que c’était juste le signe que plus aucune jolie chaussure féminine et sexy ne vous irait et que vous auriez mal aux pieds avec toutes les chaussures que vous porteriez.) Journal plein aussi de vos profondes dépressions (“je n’ai pas eu le droit d’acheter la robe mini mini en dentelle et simili cuir cet après-midi à cause de ma mère, c’est trop injuste, elle ne veut pas que je sois jolie, c’est sûr“). Et bien le XXIème siècle a aussi ses journaux intimes pour adultes : le disque dur externe portable.

Journal intime du XXIème siècle

Un journal intime n’est-il pas un endroit dans lequel on note tous nos souvenirs, nos pensées, notre vie ? Tout comme dans notre disque dur externe portable on y range, classe (ou pas) et jette nos textes, photos, vidéos, vieilles parties de jeux vidéo… On l’emmène avec soi en vacances, bien emmitouflé dans du papier bulle, une jolie boîte, entouré d’un joli nœud. L’idée est bonne : faire une copie de sauvegarde de nos photos de vacances et autres documents importants. Alors que fait notre quartier sauvegardé Les Sims 3 dedans ? Et la photo du petit chat trop mignon qui fait le gros dos pour ressembler au gros chien qui se trouve devant lui, trouvée, un jour d’ennui profond, sur le web ? Et un début de poème (carrément enregistré en pdf) qui fait 3 vers et demi – et ne rime même pas ? Une liste de « trucs à faire cette semaine » datée de janvier 2004 ? Non, non, pas 2014, 2004.

C’est en fait un aide mémoire. C’est bien beau qu’on se souvienne de ce qu’on a mangé hier (pour ne pas choisir la même chose au self aujourd’hui) et de l’heure qu’il était il y a 2 minutes quand on a regardé notre montre. On ne peut pas non plus se souvenir de ce qu’on a pensé le 27 septembre 1992 quand le nouveau du collège nous a demandé de lui prêter un stylo bleu (défi ? Séduction ? Provocation ? Toutes ces émotions contradictoires sont tellement compliquées à déchiffrer…). D’où le journal intime. Et si on a envie de savoir ce qu’on a pensé du fait que Samuel nous ait proposé de nous asseoir à côté de lui dans l’amphi (le 27 septembre 2000 quand on est arrivé en retard en amphi et qu’il était au 1wsup>er rang et qu’il n’y avait plus qu’une place, celle à côté de lui) ? Là encore : défi ? Tentative de séduction ? Simple provocation ? Bref, notre mémoire est sélective, fort heureusement, et il nous faut nos journaux intimes – papier ou immatériels – pour être sûr de ne rien louper de nos sulfureuses années de jeunesse.

Regarder dans son disque dur externe c’est un peu comme ouvrir le coffret aux couleurs passées, au cadenas tordu et au boîtier déformé qui contient notre vieux journal intime. On y trouve de tout et un peu n’importe quoi. Des photos de Cindy Crawford et Claudia Schiffer (oui, c’était des méga stars quand on était jeune, elles étaient trop belles, et c’était elles les vraies femmes), des tickets de bus du jour où Nico a pris le bus en même temps que nous pour aller pile au même endroit (au lycée quoi), les billets de notre 1er rendez-vous ciné avec Matthieu, un vieux chouchou à l’élastique élargi (ça avait sûrement un sens le jour où on l’y a mis), des photos (ratées, un peu floues et qui commencent à jaunir – c’était longtemps avant le numérique) de nous et notre BFF* du lycée chez nous, au parc, dans la rue… Mais c’est ce qui fait son charme.

Tout comme dans notre disque dur externe où on trouve : nos photos de vacances, entre amoureux, de soirées, des amis, de la famille (et à l’heure du numérique, des photos, il y en a beaucoup) rigoureusement classées dans des dossiers « divers 2006 », « photos été », « photos de nous » ; des nouvelles et autres poèmes commencés et jamais terminés (dommage, il faudrait les finir et même les envoyer à des éditeurs un de ces quatre – on n’a rien à perdre) ; des musiques qu’on n’imaginait pas avoir pu apprécier ou ne serait-ce qu’écouter en entier un jour (mais en fait si, et on les connaît encore par cœur et on va même les remettre dans notre mp3, juste comme ça, par nostalgie…) ; des tas de photos trouvées sur Internet de chatons mignons, de paysages magnifiques, de chaussures trop belles, de chiots amusants et autres posters de séries télé et films qu’on a adorés (et qu’on avait oubliées) ; des listes de codes de triche pour nos jeux vidéo préférés (genre Tomb Raider, le 1er) ; des photos de James Marsden et Val Kilmer (jeune)… Tout et n’importe quoi je vous disais.

Et c’est en y cherchant quelque chose qu’on se dit que conserver tous ces fichiers dans notre disque dur externe n’est peut-être pas pertinent. Surtout après avoir vu les photos récentes de Val Kilmer sur Internet… Oui, mais trier, ça sera oublier un peu ? Oublier notre 1ère conversation Msn avec Samuel, notre 1er cinéma « en couple » avec Matthieu, notre 1er mail de réconciliation avec notre vraie BFF* rencontrée à la fac, nos poèmes désespérés rédigés après notre 1ère rupture « d’adulte », notre roman commencé pas terminé… On trie, mais pas trop. Ou on achète un 2ème disque dur externe ? Pour les nouveaux souvenirs ?

Les avantages du disque dur externe sur le journal intime papier ne sont pas négligeables… Vous avez déjà réussi à dissuader vos frères, sœurs, cousines, amies de ne pas forcer la serrure de votre journal intime en leur montrant que c’est vous qui déteniez la clé ? Non, c’est normal. Cadenas et clé en métalo-plastique-tout-mou-innéficaces, ce n’est pas crédible. Votre disque dur externe peut avoir un code qui en bloque l’accès aux indiscrets. On pensera juste à éviter les mots de passe style « monjournalintime » ou « codesecretintrouvable ». Un disque dur externe peut contenir bien plus que des textes. On peut y conserver des photos, musiques, vidéos. Ça en fait des nouveaux souvenirs à conserver. A nous les vidéos de chatons marrants qui s’étirent et autres gifs animés de Minions qui jouent à la guitare électrique ! Et notre disque dur externe portable se transporte facilement, en vacances, chez des amis ou dans la famille pour leur montrer nos photos, travailler à l’extérieur, continuer notre roman sur une terrasse de café (ou dans un confortable salon de thé, selon la saison)… Toutes ces choses qu’on ne fait jamais mais qu’on pourrait faire. Sans compter qu’avec 1 To de mémoire, on peut en accumuler des fichiers. Moi, j’y range tout de suite ma chronique sur les journaux intimes…

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Mon chouchou : le disque dur externe Toshiba Canvio Connect II, avec 2 To de stockage, 10 Go dans le cloud (le nuage), et un accès à distance (hyper important quand on a un truc essentiel à consulter dans notre disque dur externe). Stocker jusqu’à 571 000 photos de nous-même, Amour, chatons, acteurs, paysages, séries… Existe en noir, blanc, rouge, or, bleu, tout léger, environ 200g, à partir de 60€ environ. Infos : www.toshiba.fr.

Canvio_Connect_II_family

 

 

*BFF : acronyme de Best Briends Forever, meilleures amies pour toujours.

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