Proposer un article

La bonne étoile – Esther Freud

Écrit par le 15/05/2012 et modifié le 15/05/2012 - Cultivée, Livres - 0 commentaire

Dès leur entrée au cours de théâtre le plus prestigieux de Londres, les élèves sont fixés : ils paieront très cher leur intégration à l’élite de la scène. Car au Drama Arts, on n’apprend pas seulement à jouer la comédie, on apprend à devenir un Acteur, à Être… Nell, trop ronde et peu sûre d’elle, se demande si elle jouera jamais autre chose que les servantes, et sait qu’elle ne peut rivaliser avec toutes ces jolies filles aux longues jambes qui ne doutent de rien, comme la très douée et sublime Charlie. L’ambitieux Dan n’a qu’une chose en tête : jouer Hamlet, et séduire Jemma la rebelle… Dès leur sortie de l’école et durant les années suivantes, ces jeunes acteurs vont être confrontés à l’univers destructeur des auditions absurdes, des agents injoignables, des caravanes miteuses, des premières tape-à-l’œil, derrière lequel se cachent (mal) la misère et la solitude extrême du quotidien. Nul mieux qu’Esther Freud, ex-actrice et femme d’acteur, pouvait peindre avec autant d’empathie ce monde impitoyable, entre enfer et paradis.


pub

Née en 1963, arrière-petite-fille de Sigmund et fille de Lucian Freud, Esther Freud est l’auteure de sept romans, parmi lesquels Marrakech Express (1999), La Maison Mer (2006) et Nuits d’été en Toscane (Albin Michel 2009). Avant de se consacrer à l’écriture, elle a fréquenté une école prestigieuse d’art dramatique pour devenir actrice. Sélectionnée par le grand magazine littéraire britannique Granta parmi les dix meilleurs romanciers des années 90, Esther Freud a déjà reçu plusieurs prix et son œuvre est traduite en treize langues.

Délicieux et amer à la fois, ce roman nous plonge dans le quotidien de plusieurs acteurs (d’abord débutants, puis professionnels) qui doivent lutter pour vivre de leur passion. Confrontés à la réalité, vivent-ils les déceptions et les succès éphémères de la même façon ? Les personnages d’Esther Freud sont en tout cas très attachants et parfaitement crédibles. On en redemande.
Albin Michel, 380 pages, 21.90 € (roman étranger)

Laisser un commentaire