Le Juste Milieu - Annabel Lyon

En 343 avant Jésus-Christ, Aristote part pour Pella, capitale de Macédoine, avec sa jeune épouse Pythias et leur neveu Callisthènes. Une simple halte, le temps de délivrer un message d’Hermias d’Atarnée à Philippe de Macédoine, son ami d’enfance. Ils n’ont pas l’intention de s’attarder dans ce pays fruste et sont pressés de rejoindre Athènes, haut lieu de la culture où Aristote aspire à devenir recteur de l’Académie fondée par Platon, son ancien professeur. À peine arrivé à Pella, son chemin croise celui d’un adolescent, le futur Alexandre le Grand. Aristote est loin de se douter que Philippe, sur le point d’aller se battre en Thrace, lui demandera d’enseigner l’éthique, la politique et la métaphysique à son fils cadet. Aristote est aussi brillant et sensible qu’Alexandre est charmeur et dangereux. En opposant le précepteur à son élève au fil de dialogues incisifs et souvent très crus, Annabel Lyon met en perspective la notion de juste milieu, point d’équilibre entre deux extrêmes.

Le Juste Milieu
Annabel Lyon
Éditions de la Table Ronde
350 pages, 22 €
(1er roman)

 
Née en 1971 au Canada, Annabel Lyon reçoit un chaleureux accueil de la critique dès la publication de son premier recueil de nouvelles, Oxygen, en 2000. The Best Thing for You, un autre recueil de nouvelles paru en 2004, est nommé pour le Ethel Wilson Prize for Fiction. Son premier roman, The Golden Mean (2009) est sélectionné pour les trois prix de fiction majeurs du Canada, Giller Prize, Governor General’s Award et Rogers Writers’ Trust Fiction Prize. Il obtient le troisième. Le roman est traduit en dix-sept langues.

 
Venu délivrer un message à Philippe de Macédoine avec l’intention de repartir rapidement vers Athènes, Aristote ne se doute pas qu’il va rester à Pella plusieurs années, en qualité de précepteur et de mentor du jeune Alexandre le Grand. Le jeune garçon ne sera pas le seul à apprendre de cette relation privilégiée de maître à élève. Aristote aussi s’enrichira à côtoyer cet adolescent vif, insoumis et intelligent. De cette fresque, on retient une audace et une verve intenses, ainsi qu’une grande crédibilité historique. On s’y croirait ! On aime parce que ce morceau d’Histoire est rendu captivant par le style vivant d’Annabel Lyon.