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Le mois le plus cruel – Louise Penny

Écrit par le 30/10/2012 et modifié le 23/05/2013 - Livres - 0 commentaire

Durant le week-end de Pâques, le village de Three Pines s’anime le temps d’une grande chasse aux œufs. Mais une fois la nuit tombée, le monde des vivants se mêle à celui des morts. Lorsqu’Armand Gamache arrive le lendemain, l’inspecteur-chef de la Sûreté du Québec découvre une scène de crime des plus inhabituelles. Dans la vieille maison abandonnée des Hadley, où il a déjà failli perdre la vie, une séance de spiritisme, organisée pour libérer la demeure du mal qu’elle recèle, s’est terminée de façon tragique. Un corps sans vie gît à terre, celui d’une participante apparemment morte de peur. Mais Gamache a appris à se méfier des apparences. Il sait que le décor de carte postale de la petite bourgade des Cantons-de-l’Est cache d’inavouables secrets. Il sait que l’explosion de vie du printemps dissimule des pulsions de mort. Il sait que l’un des siens est sur le point de le trahir. Dans cette nouvelle enquête, les lecteurs de Louise Penny retrouveront avec bonheur l’inspecteur-chef Gamache, sa veste de tweed impeccable, son côté délicieusement suranné, son physique de bon vivant, ses longues promenades méditatives, et cette façon de se tenir debout quand tout le monde pense qu’il est sur le point de tomber.

Actes Sud, 416 pages, 23.50 € (polar)


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Après avoir été longtemps journaliste, Louise Penny a décidé il y a quelques années de se consacrer à l’écriture. Elle vit avec son mari dans un petit village au sud de Montréal. La série des enquêtes de l’inspecteur Armand Gamache, auréolée des plus prestigieuses récompenses, en est à son septième volume aux États-Unis. Dans la collection “Actes noirs” ont déjà paru Nature morte (juin 2011) et Sous la glace (novembre 2011).

Il est des héros marquants, sachant faire preuve de courage dans l’adversité pour poursuivre leur route sans chuter. L’inspecteur-chef Armand Gamache est de ceux-là, lui qui, pris dans une enquête inquiétante aux racines occultes, se trouve aussi à la merci de la calomnie et de la trahison de ses pairs. Si la nonchalance affichée de Gamache n’est pas sans rappeler celle de l’Adamsberg de Vargas, Louise Penny s’éloigne du style de sa consœur avec ses pointes d’humour et son style baroque et barré, absolument jouissif.

Pour un peu plus de Gamache, Marie G. a chroniqué ici un autre tome.

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