Proposer un article

Le vallon des Parques – Sylvain Forge

Écrit par le 3/04/2013 et modifié le 23/05/2013 - Livres - 0 commentaire

Vichy, 1943. Aux portes de la ville, plusieurs fillettes ont été sauvagement assassinées. Dans les fermes de la montagne bourbonnaise, on évoque un animal ou des truands profitant du désordre. Voire un aliéné. Les autorités se perdent en conjectures. Pour André Lange, directeur de la police judiciaire et ancien des Brigades mobiles, trouver le meurtrier serait l’occasion de revenir en grâce aux yeux des maîtres du nouveau régime. Son adjoint, le commissaire Montford, n’a pas les mêmes ambitions ni les mêmes amitiés. Pour manœuvrer entre les exigences de Lange, celles de l’occupant et les mauvais coups de la Milice, Montford compte sur Adèle Bréal, une belle femme qui ne dédaigne pas l’affection de certains officiers nazis. Elle est la seule qui pourrait avoir accès à certains documents sensibles. Alors que les policiers progressent dans l’enquête, un étrange secret lié à un site archéologique auvergnat les met subitement en danger de mort. Cet endroit et les objets qu’on y a retrouvés intéressent en effet au plus haut point l’Ahnenerbe, l’institut nazi chargé de prouver la supériorité aryenne. À l’heure de la chute de Stalingrad, les SS cherchent par tous les moyens et dans tous les pays l’arme qui pourrait modifier le cours de la guerre…

Éditions du Toucan, collection Toucan noir, 512 pages, 20 € (thriller historique)


pub

Sylvain Forge travaille dans le domaine de la sécurité. Passionné d’histoire, il a réussi avec Le vallon des Parques un chef-d’œuvre de suspense et d’authenticité.

Thriller de très bon niveau, Le vallon des Parques n’est pas seulement une histoire de « tueur en série » déséquilibré. C’est aussi – et surtout – une plongée dans la France sous Vichy, entre Résistants en danger permanent et Allemands fiers de leur supériorité. Entre petites magouilles administratives et opérations coup de poing, les nombreux personnages doivent agir selon ou contre leur conscience : intéressant, car le parti pris n’est pas manichéen.

Laisser un commentaire