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Les quatre accords Toltèques – Don Miguel Ruiz

Écrit par le 2/11/2013 et modifié le 4/07/2015 - Cultivée, Livres, Psycho, Sérieuse - 0 commentaire

 

Il est des livres qui marquent une génération, et si celui-ci est paru il y a un peu plus de 10 ans, c’est en ce moment qu’il fait le plus parler de lui en France. Sa ré-édition en France, en version poche, y est pour beaucoup dans l’engouement des blogueurs et blogueuses pour cet ouvrage.

“Les quatre accords toltèques, la voie de la liberté personnelle”. Le titre est mystérieux et fait penser aux courants de pensée New-age. Encore un, pourrait-on dire.

Oui … mais non. A la lecture de ce petit livre (seulement 128 pages), on se rend compte que les mots de l’auteur résonnent comme des évidences, qu’on a pourtant beaucoup de mal à appliquer. Il s’agit d’un “guide” pour mieux vivre au quotidien, avec soi-même et les autres.

Les quatre accords :
« Miguel Ruiz propose de passer avec soi quatre accords visant à briser nos croyances limitatives, précise Maud Séjournant, qui a fait publier ce livre en France. Celles que nous développons depuis l’enfance, qui distordent la réalité et nous maintiennent dans la souffrance. »

Il s’agit de briser des habitudes et jugements ancrés depuis l’enfance, dépasser nos conditionnements, pour passer des accords avec soi-même, qui soient plus bénéfiques que les anciens.

 Que votre parole soit impeccable
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui. ”
Quelle que soit votre façon de parler, votre intention se manifeste par la parole. Ce dont vous rêvez, ce que vous sentez et ce que vous êtes vraiment, tout cela se manifeste par la parole. Mais comme une lame à double tranchant, votre parole peut créer les rêves les plus beaux ou tout détruire autour de vous. Selon la façon dont elle est utilisée, la parole peut vous libérer ou vous asservir plus que vous ne pouvez l’imaginer.”

Donc, fini l’auto-critique permanente, et toujours réfléchir avant de parler et d’émettre un jugement.
Retrouver l’estime de soi, et ne plus critiquer / médire les autres, car cela provoque des pensées négatives qui nous minent.

N’en faites jamais une affaire personnelle
Chacun vit dans son propre rêve, dans sa propre tête. Lorsque nous faisons de tout une affaire personnelle, nous partons du principe que l’autre sait ce qu’il y a dans notre monde, et nous essayons d’opposer notre monde au leur. Même lorsqu’une situation paraît très personnelle, même lorsque vous vous faites insulter, cela n’a rien à voir avec vous. Ce que les gens disent, ce qu’ils font et les opinions qu’ils émettent dépendent seulement des accords qu’ils ont conclus dans leur propre esprit.”
Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles. “

Donc, ne pas tout ramener à soi, prendre du recul, ne pas se sentir visé ou acculé dès qu’une mauvaise parole ou un triste événement nous atteint. Cela évite de se tourmenter inutilement.

Ne faites aucune supposition
Nous avons tendance à faire des suppositions à propos de tout. Le problème est que nous croyons ensuite qu’elles sont la vérité. Cela peut finir pas créer tout un drame pour rien du tout.”
“Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

Donc, ne plus s’embarrasser d’hypothèses face à un événement, car si cela s’avère faux, notre comportement en réaction est faussé.
L’auteur prend un exemple concret : un matin, un ami ou collègue ne vous dit pas bonjour . Vous en déduisez qu’il est fâché, ou que vous avez fait quelque chose de travers. (supposition + en faire une affaire personnelle). Alors vous adoptez des comportements de défense ou d’action (« de toute façon, il m’agace. Je ne l’aime pas tant que ça » ou « Je dois le convaincre de m’aimer à nouveau, je vais lui apporter son café »). Cela peut créer du ressentiment, des angoisses ou du stress. Alors que peut-être, simplement, il était de mauvaise humeur ce matin.

Faites toujours de votre mieux.
Quelles que soient les circonstances, faites toujours de votre mieux, ni plus, ni moins. Mais rappelez-vous que votre mieux ne sera jamais le même d’une fois à l’autre.”

Donc, vouloir trop en faire, être dans l’auto performance, c’est user de l’énergie inutilement, et ne pas connaitre ses limites.
Ne pas en faire assez, c’est créer de la frustration …
Vouloir faire de son mieux, c’est donc ré-évaluer ses capacités, mais aussi se rendre compte, que peut-être, aujourd’hui, faire de mon mieux, c’est rester au lit pour se reposer. Le tout est de trouver un bon équilibre.
Remplacer les “je dois faire ceci”, par : “je peux faire cela”

Auteur : Don Miguel Ruiz
128 pages

Année d’édition : 2005
Edition : Jouvence
Prix conseillé : 6.60€


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Don Miguel Ruiz est né en 1952 dans une famille de guérisseurs au Mexique, il devient neurochirurgien. Mais suite à une NDE (near death experience, « expérience de mort imminente ») dans les années 1970, il part à la recherche de ses origines, découvre la philosophie de ses ancêtres toltèques, devient chaman et décide de transmettre ces enseignements via l’écriture.

 
Les quatre accords sont pleins de bon sens, et ça ne ferait de mal à personne de les appliquer au quotidien.
Par contre, le langage du livre est très répétitif et parsemé de références religieuses, dont il faut pouvoir faire abstraction à la lecture, si vous n’êtes pas croyant.
Un bon “livre-guide”, pour apprendre à vivre mieux.

 
Les Toltèques sont des Guerriers qui ont vécu dans l’actuel Mexique entre les années 1000 et 1300. D’après les légendes et les vestiges retrouvés, ce peuple a développé le raffinement dans les arts et l’architecture, ainsi qu’une sagesse dont les fameux accords seraient la clé essentielle.

 

Existe en mini format, reliure soignée avec un signet ruban, pour offrir ou les emporter partout avec soi  :

      

Neigeline Bunet

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