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Les règles du jeu – Amor Towles

Écrit par le 29/10/2014 et modifié le 1/09/2015 - Livres - 0 commentaire

 
Les règles du jeu - Amor Towles

New-York, 1938. Dactylo dans un grand cabinet juridique de Wall Street, Katey Kontent dissimule soigneusement ses origines. Intelligence mordante, nerfs d’acier, ambition affichée, humour grinçant, cette fille d’immigrés russes de Brooklyn s’est fixée comme objectif de rejoindre un jour les cercles dorés de Manhattan. Un soir de réveillon, accompagnée de son irréductible amie Eve, elles croisent le chemin de l’aristocratique et séduisant banquier Tinker Grey. Ce désormais trio sulfureux et inséparable va voir leur chemin prendre des voies différentes suite à l’accident qui va défigurer l’un d’entre eux. Devenue puissante patronne de presse quelques années plus tard, Katey revient sur ses années vertigineuses qui lui auront permis d’apprendre et de maîtriser parfaitement les impitoyables règles du jeu.

Les Règles du Jeu
Amor Towles
Éditions 10/18
Parution : 3 octobre 2013
480 pages
8,80€

 
Amor Towles, américain né en 1964 a grandi dans la banlieue de Boston, Massachusetts. Il est diplômé de l’Université Yale et a un master en littérature anglaise de l’Université de Stanford. Descendant d’une des grandes familles wasp du Mayflower, il a fait une brillante carrière dans la finance. Il est directeur d’une entreprise à Manhattan, où il vit avec sa femme et ses deux enfants. Les Règles du Jeu est son premier roman.

Site officiel : http://amortowles.com.

 
A priori, en refermant les quelques 480 pages de ce roman, on a irrémédiablement envie de ressembler à l’héroïne. Comme tous les bouquins réussis, ce qui nous touche c’est avant tout une atmosphère, une ambiance, ce « je-ne-sais-quoi » qui fait qu’on a envie de tourner la page suivante. Ce bouquin nous l’offre. Ambiance à la Gatsby, décor des années 30, champagne, jazz, spontanéité, ivresse, impertinence et intelligence, cette Katey a tout de la femme que l’on aimerait être : libre et avertie. Elle observe, scrute, absorbe, regarde, juge, s’étonne en silence et « prend note » discrètement, le tout, toujours, avec un regard serein et acerbe.

On suit ces années d’ascension sociale, ses amours, ses désillusions, ses espoirs, ses réussites. Mais comme souvent, on s’attache surtout aux sentiments et aux sensations ressentis par la belle, classe, grande et digne en toute circonstance.

Le sentiment général en fermant les pages est plutôt très agréable. On a suivi une tranche de vie, elle nous a pris par la main, elle nous a guidé à travers les années et les expériences, et Katey est d’autant plus attachante qu’elle dévoile parfois quelques failles attendrissantes qui la rendent « humaines » (on pense à son penchant prononcé pour la picole). Le personnage a été parfaitement cerné et décrit par l’auteur, on la visualise et on l’imagine, comme si on regardait à travers une petite lucarne. Mais c’est peut-être aussi ici la petite réserve qu’on pourrait mettre à ce roman. C’est certes, cinématographique et esthétique à souhait, mais on se trouve finalement un tout petit peu trop extérieur à tout ça. On termine le livre comme on regarderait le générique de fin d’un bon film dont on s’est délecté dans les salles obscures, mais dont le goût ne persiste pas une fois rentrée chez soi.

Un bon roman d’été qui permet de voyager dans le temps, et de s’entourer d’une atmosphère classe et mélancolique.

 

Par Mam’zelle SOU
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