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Moscou Babylone – Owen Matthews

Écrit par le 18/12/2014 et modifié le 14/11/2018 - Livres - 0 commentaire

Roman Lambert est jeune expatrié à Moscou, il s’ennuyait à Londres et ne se retrouvait plus dans ses amis oxfordiens, son emploi, sa famille. Il découvre Moscou, ses habitants, ses soirées dépravées, sa drogue accessible, son argent sale, ses jolies filles faciles ou désabusées… Il s’enfonce doucement dans sa nouvelle vie russe, avec ses nouveaux “amis”, rencontre Sonia, s’enfonce encore plus, jusqu’à commettre l’irréparable, un meurtre.

 
Moscou Babylone

Résumé

Roman Lambert est jeune expatrié à Moscou, il s’ennuyait à Londres et ne se retrouvait plus dans ses amis oxfordiens, son emploi, sa famille. Né d’une mère russe, il choisit la capitale russe. Il débarque à Moscou en 1995, pour prendre un emploi dans une agence de publicité. Il découvre la ville, ses habitants, ses soirées dépravées, sa drogue accessible, son argent sale, ses jolies filles faciles ou désabusées… Il s’enfonce doucement dans sa nouvelle vie russe, avec ses nouveaux “amis”, rencontre Sonia, s’enfonce encore plus, jusqu’à commettre l’irréparable, un meurtre.

Moscou Babylone
Owen Matthews
Éditions 10/18
Parution : 2 octobre 2014
8,40€

Auteur

Owen Matthews a été journaliste avant de devenir auteur, il a vécu et travaillé pendant 20 ans en Russie en tant que reporter. Il est né à Londres, et vit aujourd’hui avec sa femme, russe, et leurs 2 enfants entre Moscou, Londres et Istanbul.

Son 1er roman, Les enfants de Staline, est un roman autobiographique. Moscou Babylone est son 2ème roman publié en France.

Notre avis

Ce roman à la 1ère personne du singulier est une plongée, avec le narrateur, dans la Russie post-stalinienne des années 90, dans une certaine Russie des années 90 : celle d’un expatrié anglais qui ne fait qu’entrevoir sans vraiment comprendre – et ce n’est rien de le dire s’agissant de Roman Lambert – une Russie qui vient de découvrir « la liberté », le capitalisme et l’ouverture au Monde. Roman a un regard extérieur et ne peut pas vraiment comprendre les Russes qu’il côtoie tous les jours. Sauf lorsqu’on lui explique, mais trop tard.

L’auteur sait recréer des ambiances, décors, émotions, on est totalement plongé, petite souris curieuse et fascinée – il faut bien le dire – dans la vie russe de Roman Lambert.

J’adore « voyager » au sens large dans un roman, celui-ci nous fait voyager dans l’espace et dans le temps. Un voyage chaotique : la vie de Roman n’est pas un fleuve russe tranquille. Sa vie dépravée ne fait éventuellement envie que dans les toutes 1ères pages (la liberté, le nouveau départ, l’aventure, les promesses de la ville russe), sa descente aux enfers attise notre curiosité, et notre compassion. Sans oublier notre désapprobation, Roman ne prend pas très souvent des décisions sensées. On découvre Moscou, mais aussi sa banlieue, la province russe. Et surtout leurs habitants.

Le style d’Owen Matthews est agréable, littéraire.

Je trouve que le roman se rapproche – ce que j’adore – du  romantisme (le genre littéraire) : Roman fuit sa vie londonienne, arrivé à Moscou il partage avec le lecteur et ne vit d’ailleurs qu’à travers ses différentes émotions, fortes, il se cherche continuellement, passe d’une passion à une autre : alcool, drogue, sexe, Sonia, meurtre.

Un très beau roman.

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