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Rencontre avec Florent Piétrus

Écrit par le 21/01/2015 et modifié le 1/10/2018 - Forme et sport, Portraits - 0 commentaire

Vous avez déjà entendu parler de Florent Piétrus, vous avez peut-être même lu son livre, Je n’ai jamais été petit, sorti le 21 août dernier. A cette occasion, nous avons fait une interview de ce basketteur super sympa. Certes quelqu’un de réservé mais sur le terrain comme vous le voyez (le plus haut sous le panier!) sur cette photo, en plein défense, c’est un véritable guerrier (son surnom sur le terrain)!

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Mais qui est Florent Piétrus ????

Nom/prénoms/pseudos sur le terrain: Piétrus, Florent, Guerrier car je me bats tout le temps, c’est ce qui me caractérise sur le terrain.
Date de naissance: 19 janvier 1981
Lieu de naissance: aux Abymes dans la Commune de Saint-Anne en Guadeloupe
Situation familiale: marié
Enfants: 2
Profession: basketteur professionnel au S.L.U.C. Nancy basket et en Équipe de France
Signe particulier: Avant chaque match, je prie avant le match, je le fais pour ma mère, je lui dédicace tous mes matches.

 

Pour vous connaître un peu mieux…

So What?: Quel est votre chanteur/chanteuse/groupe de musique préféré et pourquoi?
Florent Piétrus: J’écoute Misié Sadik et Admiral T( artiste de reggae-dancehall), ce sont deux voisins à moi aux Abymes, ça me rappelle La Guadeloupe, mais sinon j’écoute de tout et même de la musique classique à la fin des matches pour revenir au calme !

So What?: Quel est votre film préféré?
Florent Piétrus: La Ligne Verte, J’ai été touché par le film, c’est mon tout premier film que j’ai vu.

So What?: Quel est votre livre préféré (à part le vôtre, rires) et pourquoi?
Florent Piétrus: ‘’Le Petit Prince de Saint Exupéry, quand j’étais petit, c’est mon premier livre que je continue à lire de temps en temps car ça me permets de revenir en enfance.

So What?: Avez-vous une petite manie/habitude?
Florent Piétrus: Oui comme Zidane (joueur de football, vous en avez déjà entendu parlé), je mets ma chaussure droite quand je m’habille dans le vestiaire.

So What?: Quel est votre guilty pleasure/petit plaisir (pas forcément sexuel hein?!)?
Florent Piétrus: J’aime m’acheter des vêtements (pas de sport évidemment, je suis tout le temps vêtu en sportif!), j’ai un peu l’âme d’une femme, c’est mon pêché mignon !

 

A propos du basket

So What?: Comment vous est venue l’idée de pratiquer ce sport car vous auriez bien pu faire carrière en athlétisme au vu de votre potentiel physique?
Florent Piétrus: Je suis venu vers le basket car c’est sport familial, mes frères, cousins, cousines en faisaient, le stade était à côté de chez nous, mais j’ai essayé de tout.

So What?: Quelles ont été vos motivations?
Florent Piétrus: J’ai voulu devenir joueur de basket professionnel encore plus quand ma mère est décédée et le basket est devenu un refuge pour cacher mon chagrin.

So What?: Expliquez-nous à quoi ressemble une journée de basketteur, voire la semaine, comme vous voulez?
Florent Piétrus: Les entraînements c’est 2 fois par jour, le jour du match, on s’entraîne juste l’après-midi avant le match. Il y a beaucoup de temps perdu dans les transports, je suis loin du domicile quand on fait les stages avec l’équipe nationale et ce qui n’est pas évident pour la famille, ce sont aussi les changements de pays, on quitte l’école pour les enfants donc les amis.

So What?: 3 choses que vous aimez dans le basket
Florent Piétrus: L’adrénaline, l’esprit d’équipe et la combativité

So What?: 3 choses que vous n’aimez pas dans le basket
Florent Piétrus: Perdre, perdre, perdre !

So What?: Les réactions les plus drôles ou marquantes (agréables ou désagréables) que les gens ont eu durant une rencontre ou un tournoi à laquelle ou auquel vous participiez.
Florent Piétrus: Un homme a couru tout nu sur le terrain, surprenant !
Le souvenir le plus marquant, c’est lorsque l’on gagne le titre de Champions de France et que les fans descendent sur le terrain pour fêter la victoire!

 

A propos de votre livre Je n’ai jamais été petit, sorti le 21 août dernier

So What?: Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?
Florent Piétrus: C’est Romain Schué qui m’a poussé et quelque part, j’avais envie inconsciemment de raconter mon histoire qui ne tourne pas qu’autour du basket, je voulais raconter l’histoire d’un gars qui s’est battu pour y arriver.

So What?: Question facile pour moi, pourquoi ce titre ?
Florent Piétrus: J’ai dû grandir plus vite que les autres, je n’ai pas fait ce que tout ce que les adolescents font quand on est en formation-joueur.

So What?: Y-a-t-il eu des faits plus difficiles à raconter que d’autres, je pense au passage, du décès de votre mère ou encore concernant votre père génétique ?
Florent Piétrus: En effet, le passage du décès de ma mère, il y a eu des blancs, Romain Schué m’a laissé raconter mon histoire et notamment les passages les plus difficiles petit à petit.

So What?: Avez-vous des regrets par rapport à certaines décisions que vous auriez pu ou dû prendre lors de certains choix durant votre carrière?
Florent Piétrus: Non, pas vraiment à part pour la N.B.A.

So What?: Quel est vraiment le moment le plus fort de votre carrière jusqu’à maintenant ?
Florent Piétrus: Pour l’instant, ce sont les Championnats d’Europe remportés en septembre avec mon pays car on a galéré plus de dix ans pour concrétiser nos efforts, c’était un aboutissement!

So What?: Quelles sont les remarques positives ou négatives sur le fait de parler de vous à travers votre livre ?
Florent Piétrus: Elles sont positives, je viens juste de signer un autographe, les gens que je croise ne me voient pas comme d’habitude, je ne suis pas un simple basketteur. Je suis satisfait de ce j’ai, j’ai plus envie de me battre.

So What?: Question épineuse sur le dopage, on sait que cela existe, on ne doit pas se voiler la face avec la pression du résultat, d’être toujours au top le plus longtemps possible! Pensez-vous qu’il soit nécessaire de se doper pour réussir ou que le talent et le travail surtout peuvent mener une joueuse ou un joueur au plus au niveau, en basket bien entendu?
Florent Piétrus: Non il n’y a pas d’utilité à se doper, ce n’est pas bon pour l’image du sport.

So What?: En une phrase, que diriez-vous à nos lectrices (qui ne sont pas forcément toutes sportives) pour leur donner envie de lire votre ouvrage ?
Florent Piétrus: Je suis plutôt quelqu’un d’un peu réservé, je dirais c’est une très belle leçon de vie !

A propos d’autres projets

So What?: Avez-vous envie de devenir entraîneur, pour transmettre aux plus jeunes?
Florent Piétrus: Ce que je sais c’est que j’ai envie de rester dans le milieu, dirigeant par exemple, mais je ne me suis pas penché encore sur la question, mais c’est sûr que je veux partager mon expérience.

So What?: Avez-vous d’autres défis sportifs que le basket que vous aimeriez accomplir prochainement, de l’humanitaire par exemple ou tout simplement un rêve personnel?
Florent Piétrus: J’ai un gros défi pour les 8 prochains mois, conserver le titre de Champions d’Europe surtout d’autant plus que la compétition a lieu en France.

So What?: A propos de la diffusion du basket dans les médias, qu’est-ce qui manque au basket en général et en particulier au basket féminin pour que les matchs soient plus diffusés à la télé, en tout cas sur nos chaînes publiques?
Florent Piétrus: Je trouve qu’il y a du progrès, le basket c’est pas le football, il faudra du temps, ça commence à être diffusé car les équipes de France féminine et masculine remportent des titres, on est sur la bonne voie !

So What?: Voulez-vous ajouter quelque chose?
Florent Piétrus: Merci à tous les gens qui m’ont soutenu depuis le début.

So What?: Je vous remercie pour cet interview, sachez que j’ai été touché par votre livre. En effet, j’ai la sensation que ça vient de votre cœur, tous les faits sont bruts et véritables, je pense notamment à l’importance de votre mère sans oublier toutes les personnes qui vous ont été chères durant votre parcours. Je termine en disant que la façon dont vous avez racontez les choses a été peu enrobée et ça je trouve que ça change de tous les récits de sportif. Le livre qu’a écrit dernièrement Pelé (peut-être l’avez-vous lu) est dans le même registre que le vôtre, écrire ce que vous pensez sur ce que vous avez vécu à travers vos émotions, c’est vraiment appréciable !

Bonne continuation à vous.

Photo : © DR

Arnaud

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