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Rebecca – Daphné Du Maurier

Écrit par le 16/09/2016 et modifié le 11/07/2017 - Livres - 0 commentaire

Maxim de Winter rencontre sa jeune future épouse lors d’un séjour sur la Côte d’Azur. Après leur lune de miel, ils rentrent à Manderley, le magnifique et grand manoir de Winter en Cornouailles, en Angleterre. Mais à Manderley, dans chaque pièce, chaque fleur, chaque recoin la présence de Rebecca, la 1ère femme de Maxim, décédée il y a environ un an, est omniprésente.

 
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Résumé

Maxim de Winter rencontre sa jeune future épouse lors d’un séjour sur la Côte d’Azur. Après leur lune de miel, ils rentrent à Manderley, le magnifique et grand manoir de Winter en Cornouailles, en Angleterre. Mais à Manderley, dans chaque pièce, chaque fleur, chaque recoin la présence de Rebecca, la 1ère femme de Maxim, décédée il y a environ un an, est omniprésente. Et aussi chaque membre du personnel, chaque ami, et même Maxim, semblent hantés par la présence de Rebecca…

Rebecca
Daphné Du Maurier
Éditions Le Livre de Poche
Paru le 11 mai 2016
640 pages
8,30€

Auteure

Daphné du Maurier : née en 1907 à Londres, romancière britannique. Elle a fait des études à Paris. Elle a vécu dans la maison familiale de Ferryside, en Cornouailles. On lui doit de nombreux romans, recueils de nouvelles, biographies, pièces de théâtre. Elle s’est mariée en 1932 avec Frederick Browning (1896-1965) avec qui elle a eu 3 enfants. Son roman Rebecca lui a apporté succès, reconnaissance et aisance financière. Daphné du Maurier a été anoblie en 1969 et a reçu le titre de Dame de l’Ordre de l’Empire britannique de la reine Élisabeth II. Elle est décédée en 1989 à Par en Cornouailles.
 
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Notre avis

Nous connaissons l’histoire, souvent, de ce célèbre roman, et lorsque l’on entre avec curiosité dedans, on ne le lâche plus ensuite jusqu’à la dernière page.

La narratrice, dont on ne connaît pas le prénom, est la jeune seconde épouse de Maxim de Winter. On le rencontre en même temps qu’elle, dans le restaurant d’un hôtel de la Côte d’Azur où elle suit Mme Van Hopper pour qui elle travaille comme dame de compagnie et où il est venu échapper au drame survenu chez lui, à Manderley, quelques mois plus tôt, la noyade de sa femme, Rebecca.

La narratrice est godiche et banale, il est plus âgé, distant et mystérieux… On sourit dans un 1er temps en suivant la rencontre entre la narratrice et Maxim de Winter. L’ambiance est légère. La narratrice est parfois un peu agaçante (mais elle le reconnaît elle-même)… On a surtout très hâte d’arriver, avec eux, à Manderley.

Alors on découvre le domaine de Manderley, le manoir, ses jardins, ses bois, ses criques. Le personnel. Et l’ombre (indélébile ?) de Rebecca. Tout à Manderley fait penser à elle : la décoration, les jardins, les membres du personnel, les amis, les soirées, chaque objet, les chiens de la maison, les senteurs… Et personne ne semble vouloir la laisser partir. La tension est exacerbée par Mme Danvers, la gouvernante, qui fait, dès son arrivée, sentir à la nouvelle Mme de Winter qu’elle n’est ni la bienvenue ni à la hauteur de la 1ère, et regrettée, Mme de Winter. Même Maxim se comporte de façon étrange et semble hanté par sa vie passée avec Rebecca depuis son retour à Manderley. L’ambiance est alors totalement différente : pesante, mystérieuse, effrayante un peu.

A tel point que la narratrice développe elle aussi une obsession pour Rebecca. Et le lecteur avec elle. Rebecca semble habiter, hanter, toujours Manderley. S’installe alors une curiosité presque malsaine pour tout ce qui concerne Rebecca : la narratrice, qui emporte le lecteur avec elle, veut tout savoir, tout découvrir, tout fouiller dans le manoir, les jardins, questionner, découvrir… C’est à partir de là que l’on ne peut plus fermer le livre…

On pressent quelques unes des révélations que les personnages font, mais pas toutes. Et lorsque le dénouement arrive, la tension ne retombe pas, des événements imprévus maintiennent le lecteur avec les personnages dans l’expectative. Pour arriver à un final abrupte. Qui donne envie de recommencer la lecture, surtout de relire les 1ères pages, comme l’histoire commence par le présent, quelques temps après ces événements.

On aime l’ambiance, l’écriture, Manderley, les mystères autour de Rebecca, les révélations faites sur Rebecca, on s’attache aussi à la narratrice. Daphné Du Maurier nous plonge dans cette histoire tout en douceur, nous fait ressentir jusqu’aux odeurs qui circulent à Manderley. Et nous happe littéralement dans son roman.

On aime aussi la jolie couverture rouge.

Rebecca est de ces romans qui vous marquent bien après que l’on a refermé le livre. Un coup de cœur !

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