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Rosa – Tome 1. Le pari – François Dermaut

Écrit par le 11/03/2015 et modifié le 4/07/2015 - Livres - 0 commentaire

 
Rosa Tome 1 Le pari François Dermaut

Début du XXème siècle, Rosa, mariée de force à un homme plus âgé qu’elle qui maintenant souffre de tuberculose, tient un bistro dans la ferme dans laquelle le couple vit. Un groupe d’hommes du village fait un pari auquel Rosa se trouve mêlée.

Rosa – Tome 1. Le pari
François Dermaut
Éditions Glénat
Parution : 4 mars 2015
56 pages
14,50€


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François Dermaut : après avoir occupé plusieurs emplois, notamment dans la publicité, il devient dessinateur de bande-dessinée. On lui doit notamment les séries Les Chemins de Malefosse et Malefosse, créées avec le scénariste Daniel Bardet et publiées aux éditions Glénat.

 
Alors, que je vous dise : Rosa épouse un homme plus âgé et alcoolique qui tente de la violer et de la frapper au début de leur mariage, et s’envoie en l’air avec des servantes pendant toute leur union, mais ce n’est pas grave, elle lit (flash-back de la vie de Rosa). Alors que son mari est vieux et malade (tuberculose), elle s’occupe de lui, le soigne et semble l’aimer (le pauvre). Puis un groupe de lourdauds qui fréquente de bar qu’elle tient dans sa ferme (le couple n’a pas d’argent, tant qu’à faire) fait un pari : le meilleur amant d’entre eux gagnera la somme mise en jeu. Pour cela, il leur faut une femme avec laquelle ils pourraient tous s’envoyer en l’air et qui comparera et les départagera (bonne idée). Une prostituée? Non, certains sont choqués rien qu’à cette idée. Rosa? Super bonne idée! Et elle a besoin d’argent pour soigner son (charmant) époux. La voilà prostituée. Génial!

La 4ème de couverture nous promet : “Elle s’émancipera de sa condition de femme de la fin du XIXème siècle, et s’affranchira du joug de la religion, omniprésente à cette époque.” Il doit s’agit du synopsis d’un autre album…

Bref, vous l’aurez compris, non seulement l’histoire est abracadabrante mais aussi dérangeante – cette femme se fait maltraiter et finit avec un sévère syndrome de Stockholm – tout ça afin de pouvoir se prostituer pour gagner de l’argent et faire soigner son mari. En outre, le rythme est très lent, tout l’album ou presque est consacré aux conversations et aux paris et vantardises de ces messieurs dans le fameux bar-ferme, puis d’ajouter un nom de participant sur la tableau des parieurs. Ennuyeux (une fois passé l’énervement face à cette femme “émancipée”).

Je n’ai pas non plus, d’ailleurs, aimé les dessins – les personnages ont des traits difformes, l’histoire et le décor sont glauques. Rosa s’est peut-être résignée à une vie d’ennui et de maltraitance, le lecteur n’est pas obligé de se résigner à une lecture d’ennui et de sexisme…

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